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 [Alternatif]In an other life

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Aidan Stove

REBELLE




Hiboux postés: 2094

~~ Pensine ~~
Maison soutenue: Serpentard
Niveau Magie: N8=Adulte
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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Jeu 9 Fév - 12:44

Oh, je n'ignorais pas q'il était impossible de te forcer à faire quoi que ce soit, hormis peut-être par la force physique : j'étais un homme et toi une femme, j'étais certainement plus puissant que toi à ce niveau. Pour le caractère et la magie par contre... Je n'aurais pas parié là-dessus. Tu pouvais être flamboyante que glaciale, aussi noire que blanche avec moi, je ne pouvais donc pas prétendre connaître toutes tes facettes par coeur. Ce n'était pas parce que je commençais à te cerner que je savais la moindre de tes réactions. C'était cela que j'appréciais chez toin, ce mystère que tu recélais pour toute personne croisant ton chemin. J'ignorais si tout cela était réciproque... mais cela n'avait finalement que peu d'importance à mes yeux : que tu me considères mystérieux ou autrement ne changeait rien à notre relation visiblement amicale, voire plus qu'amicale parfois, comme je le souhaiterais plus souvent que nécessaire. Etre avec toi... Je ne pouvais pas dire que je voulais que nous formions un couple, loin de moi cette pensée, je n'étais pas assez sûr de moi pour cela, mais que tu reviennes vivre chez moi était un espoir ténu que je n'avais pas le coeur d'éteindre.

Cette soirée tous les deux, en "couple" confirmait le fait que tu étais aussi indépendante que moi... mais avec un petit attachement visible qui m'amusait autant qu'il me faisait sourire. Savoir que tu étais prête à réellement frapper cette femme tout ça parce qu'elle m'avait approché d'une manière un peu trop prédatrice était quelque chose de flatteur qui ne m'arrivait pas souvent après tout. Tu avais peut-être prétendu que tout cela n'était que du feu, pour que nos rôles soient crédibles, je ne le croyais absolument pas, et tu ne tentas même pas de me convaincre, ultime preuve de ta culpabilité dans cette affaire. J'avais bien tenté de te persuader à mon tour que ton idée n'avait été bonne, en particulier dans une telle soirée avec des familles aussi riches et soi-disant distinguées, mais tu semblais vexée ma remarque, comme si je t'avais personnellement attaqué, toi et le lieu d'où tu venais, alors que je m'en fichais pas mal : l'essentiel était ce que tu devenais, tout simplement

Voyons Belinda... J'aurais été réellement fâché par tes actes, je ne t'aurais pas parlé ainsi... Mais de toute façon, si Jarod m'avait proposé une autre personne, je n'aurais certainement pas accepté sous peine que cela ne soit absolument pas convainquant. Je ne suis guère doué en comédie faussement romantique vois-tu.

[i]Un petit compliment ne faisait guère de mal dans ce genre de situations, tu n'étais pas d'accord avec moi ? En tout cas, le sujet fut clos aussitôt après cela, et nous bavardâmes tranquillement jusqu'à ce que tu n'aies trop froid pour ne pas rentrer dans la salle et reprendre notre mission. J'espérais simplement ne pas avoir raté de choses importantes et cruciales pour notre mission... Mais la suite me démontra qu'il ne semblait pas y avoir de manquement dans nos recherches nocturnes. Ce fut pourquoi, après quelques heures, je décidai de te raccompagner chez toi pour être sûr qu'il ne t'arrivait rien, vu ce qui pouvait traîner dehors la nuit. Cela n'avait d'ailleurs pas semblé te gêner vu que tu me proposas même de rester un peu, le temps de boire un verre, ce que j'acceptai avec plaisir rien que pour passer un peu plus de temps avec toi. Je vous laissais donc imaginer ma joie à l'idée que tu souhaitais me revoir en-dehors des rebelles, comme avant cette fameuse soirée !

Pourtant, plusieurs jours s'écoulèrent avant que je n'osai venir te voir pour te proposer d'aller au restaurant, une invitation certes classique mais sur un terrain neutre, ce qui n'était pas plus mal pour un première "rendez-vous". Tu avais d'ailleurs accepté avec une petite hésitation, ne sachant cependant pas s'il était feint ou réel, tout en espérant que la première solution soit la bonne. Nous nous étions donc retrouvés là-bas, moi en gentleman galant qui te fis un baise-main et toi... en une charmante femme dont j'appréciais la compagnie peut-être trop intensément. La soirée fut plus qu'agréable, entre rires et sérieux, mais vint le moment de se dire au revoir, encore à ta porte. Après quelques secondes d'hésitation, je finis par déposer un baiser sur tes lèvres, voulant juste céder à une envie que j'avais... mais je ne m'attendais pas forcément à ce que tu souhaites le prolonger, posant même une main aussi douce que ferme sur ma joue comme pour me retenir. Cela fut intense et extrêmement plaisant, même si je partis rapidement après, histoire de ne pas aller plus loin.

Les jours suivants furent une succession de petites soirées à divers endroits, et même dans nos appartements. Je m'étais fait un peu plus entreprenant, t'embrassant plus volontiers ou te prenant dans mes bras, toujours en privé bien sûr... mais tu ne semblais pas t'en plaindre, du moment que c'était moi qui faisais le premier pas. Tu semblais presque... timide de faire le moindre geste à mon égard, comme si tu craignais de faire un pas de travers, malgré tous les petits encouragements que je pouvais tenter de te faire passer sans les dire de but en blanc. Pensais-tu que le moindre geste de ma part me ferait te demander en mariage, ou au moins en petite-amie ? Non, je savais tes craintes à ce sujet, je ne pouvais pas faire cette grossière erreur en le sachant. Cependant... Plus les jours avançaient et plus cette petite idée se faisait insistante, même si je la mettais toujours de côté en arguant que cela était trop tôt et que rien n'était encore sûr...

Jusqu'à cette fois finalement, qui ne pouvait que confirmer que cela n'était pas réellement du désir... ou du moins, pas que cela. Nous étions restés chez moi plus longtemps que prévu, et commme nous ne travaillions pas le lendemain... Je te proposais de rester dormir chez moi, ma pensée dépassant la raison lorsque je t'invitai même dans mon lit. Je me rattrapai pourtant, insistant sur le fait qu'il n'y aurait rien entre nous ce soir, te proposant même une de mes chemises pour que tu sois plus en confiance. Tu avais accepté, même si je dus aller te chercher pour confirmer que je pensais bien à mon lit et pas à ton ancienne chambre. Nous fûmes cependant assez silencieux tandis que nous nous fixions juste, même un peu tendus jusqu'à ce que tu prennes ma main dans la tienne et que tu poses ta fameuse question, qui me tira un léger sourire.


Je pense que tu es bien placé pour le savoir, nous passons la plupart de notre temps ensemble... et l'Institut Dumbledore n'est pas connu pour avoir des endroits pour faire ce genre de choses...

Gloussant quelques secondes, je repris cependant la parole plus sérieusement.

Je n'ai couché avec personne d'autre non. Comme tu le sais, je ne suis pas du genre à coucher à droite et à gauche alors... Je ne souhaite pas gâcher le peu de chance que je pourrai avoir.

Mon sourire se fit plus timide, presque gêné par ma légère audace à ton égard. Si certaines idées m'avaient traversé par moments, je n'aurais jamais osé en profiter, préférant encore attendre pour que tu sois à ton tour sûr de toi pour passer à l'acte. J'avais appris la patience par la magie, mais tu m'en avais appris une autre sorte. Même si j'eus quelques regards mal placés durant cette nuit, mes gestes ne le furent pas, du moins je l'espérais, et aucun autre ne le fut lors de nos autres tentatives. J'étais heureux de dormir à tes côtés, même aussi pudiquement, même si j'étais un peu raide au niveau de ma jambe tandis que je m'efforçais de te laisser le plus de place possible dans le lit pour qu'aucun effleurement entre nous ne puisse se faire par erreur.

Cependant... J'avais des autres, plus ou moins faisables, et je parvins à en réaliser une sous forme de surprise, en me renseignant auprès d'autres personnes pour être sûr que tu l'acceptes sans avoir de prétextes pour refuser. J'étais même pour cela venu chez toi sans te prévenir, toquant à la porte avant d'entrer en transplanant pour ne pasnon plus te faire sursauter. Je savais que tu devais certainement venir de rentrer et que tu ne serais donc pas trop fatiguée ou occupée pour m'écouter. Ce fut donc avec un grand sourire que je t'apparus, agitant de la main deux billets pour des transplanages mondiaux.


Je ne te demanderai pas ton avis vu que je sais que tu ne peux qu'accepter... Je te propose un week-end rien que tous les deux en Egypte ! La chaleur et le repos nous feront très certainement du bien après tout ! Prépare donc tes valises, on part dans deux heures Belinda !

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Je défierai le temps tant que tanguent nos instants
Suspendus au ciel vers l'essentiel
Dans le gloire de l'histoire naît l'éternel

J'inverserai les choses acculant les puissants si j'ose
A leurs vieux discours dans ce nouveau jour
Ca ira mon amour pour toi

Mathieu Carnot et Camille Lou (1789 les Amants de la Bastille) - Le temps s'en va
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Belinda K. Stove

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Jeu 9 Fév - 20:46

Est ce qu'un jour j'aurai un nuit sereine? C'est en tout cas mal parti. Quand j'étais en Russie, j’angoissai toujours la nuit, j'avais peur d'une attaque durant la nuit, et je ne savais jamais de quoi serait fait mon lendemain, je vivais au jour le jour, et cela pouvait être effrayant. Quand j'avais vécu un court moment chez Kylian, j'étais toujours agacé qu'il soit si insistant pour aller plus loin avec moi. Et depuis que j'étais ici, les choses avaient très mal commencer avec Aidan, au point que j'avais parfois peur qu'il s'en prenne à moi durant mon sommeil, et maintenant que les choses étaient...ce qu'elles étaient, j'angoissai encore plus.

D'abord on s'est détesté, puis entraidé, puis nous sommes devenus amis, nous avons coucher ensemble et lui est parti pendant 5 mois, après ça nous étions presque comme des inconnus l'un pour l'autre, puis il m'embrasse, puis nous redevenons amis, et maintenant...maintenant c'était plus que de l'amitié... Et vous savez quoi? Eh bien moi, avec tout ça, je suis mais complètement perdue!!! Qu'est ce que nous étions l'un pour l'autre? Il n'était pas mon petit ami que je sache? Même s'il nous arrivait un peu trop souvent de nous embrasser entre autre. Cependant, nous n'avions aucune relation officielle n'est ce pas. Personne n'était de toute façon au courant de ce qu'il se passe entre nous. Et pour tout dire, moi aussi je ne sais pas ce qu'il se passe entre nous.

Il m'invita un soir à dormir avec lui, et au fur et à mesure, j'y avais même vu là un moyen de clarifier un peu la situation. Deja, il n'était pas sur le point de me sauter dessus, et cela me prouva que je n'étais pas qu'un bout de viande à ses yeux...ses si beaux yeux...Enfin bref! Ensuite, je lui demandait s'il avait eu des relations depuis notre aventure. Après tout, cela aurait pu être possible n'est ce pas.Nous n'étions pas ensemble, il avait tout de même sa vie de son côté et moi la mienne, et s'il couchait avec une autre fille je n'avais pas vraiment mon mot à dire n'est ce pas? C'était un grand garçon, il savais ce qu'il faisais de sa vie. Mais comment dire que...cela m'aurai crever le coeur? Enfin, il assura que nous, et je savais qu'il n'étais pas le genre à coucher à droite à gauche comme il le disait, mais ce petit doute au fond de moi continuai de me titiller.

Enfin, j'aimai bien dormir avec lui, j'aimai sa façon de me regarder, de caresser mon visage quand je m'endors, de toucher mes cheveux quand il se réveille avant moi. Mais tout cela me perturbai encore plus. Bon sang, nous passions presque tout notre temps ensemble, nous avions clairement des gestes plus qu'amicaux, nous dormions même ensemble, mais aucun de nous n'osai jamais parler de "relation", de "couple", ou ce genre de chose. La situation était vraiment étrange en réalité. Enfin, je me posai un tas de questions alors que je rentrai chez moi et qu'il arriva en plein devant moi après avoir à peine toquer à la porte. Je secouai doucement la tête. Nous étions en repos durant quelques jours, notre semaine se terminai le vendredi a 12h00, donc maintenant, et en général nous nous retrouvions le samedi soir, voir le samedis après midi quand nous nous manquions trop. En plus, nous avions notre lundi et mardi de libreUn petit sourire suivis mon regard supris.


Et bien, je te manque déjà?

Je n'eus pas le temps d'en placer une de plus que, sans même répondre, il me proposa un week end ensemble...en Egypte??? Lui et moi? Tout les deux? En Egypte? Non mais il est sérieux là? Oui, oui il l'était. Je ne savais pas quoi dire, pas quoi répondre, cela me paraissait tellement fou. Un sourire éclaira tout mon visage. J'étais tellement heureuse, je n'avais jamais voyager de ma vie, sauf pour venir de la Russie en Angleterre. Un pays chaud, oui, cela me tentai bien, bon sang, quel cadeau il me faisait là, c'était un vrai rêve. J ne pouvais que hausser les épaules.

Euh...d'accord.

J'avais accepter comme ça, sans plus me prendre la tête, sans réfléchir à un milliard de choses comme d'habitude, j'en avais envie et j'acceptai, point final. Et comme il était agréable parfois de ne pas se poser de questions!

Je préparai donc mes affaires après cela. Et à peine j'eus terminé qu'il me pris la main pour transplanter. Et nous arrivions alors dans...je...je ne savais pas comment décrire cet endroit, un palace, un palais digne des rois, une merveille, un...je n'avais jamais vu ça. S'il avait voulu que je sois ébahie, complètement bouche bée, il avait parfaitement réussi son coup. Après avoir observer ce petit coin de paradis sur terre, je me tourné vers lui.


Mais tu es complètement fou!

Bon sang, cela avait du lui coûter une fortune. Pourquoi avait il fait tout ça, c'était trop, beaucoup trop. Mais il avait du réserver, et déjà payer, et nous étions là maintenant, alors autant en profiter à fond. Je posai ma valise au sol avant de m'avancer vers la grande baie vitrée pour y voir une immense piscine. Un nouveau regard surpris, et heureusement que j'ai pris mon maillot de bain. La vue était magnifique, absolument inouïe. Je n'avais jamais rien vu de plus beau dans ma vie.

Je ne sais pas comment te remercier. C'est un magnifique cadeau que tu me fais là, je...je ne sais pas quoi dire...

Il semblait aussi très heureux que cela me plaise autant, et cela me fis encore plus plaisir. La soirée fus mémorable, nous avons fait un petit tour dans cette sublime ville, dîner dans un restaurent incroyable, ou j'avais tout de même insister pour l'inviter avec tout ce qu'il m’offrais déjà. Heureusement qu'il accepta, de toute façon, il n'avait pas le choix. Puis nous marchions au bord de cette plage déserte jusqu'a ce qu'il se fasse assez tard. Je le regardai de façon espiègle.

Hey, ça te tentes un bain de minuit?

Sans lui demander son avis, je l'attrapai la la main et couru dans l'eau tout habillés sans qu'il n'est le temps de réagir. Même si au début il paru surpris, il fini par rire comme moi, et je l'éclaboussai, ce qu'il fit en retour avec plus de vigueur, et une petite bataille s'installa avant que je ne l'arrête par un baiser. Oui, cette fois c'est moi qui l'embrassai, c'est moi qui avait pris les devant cette fois.

Merci pour tout Aidan!

Puis nous rentrions avant de nous endormir dans les bras l'un de l'autre, à bout de fatigue. Le lendemain je m'éveillai avant lui, j'avais vu que dans l’hôtel il y avait un salon de beauté, et j'avais envie d'être à tomber pour Aidan. Cependant, je n'y restai pas longtemps, car cela me gavais vite. Je remontai et il était déjà réveillé. Je le saluai avant de demander à ce qu'on nous monte notre petit déjeuné. Prendre un petit déjeuné au lit, c'est un de mes rêves qui se réalise là. Nous passions la matinée à lézarder dans la piscine, évitant trop de contact étant donné nos...tenues très peu couvrantes. Il faisait si chaud, c'était si agréable contrairement au froid et à la grisaille de l'Angleterre. Nous visitions la ville l'après midi, achetant quelques souvenirs, prenant quelques photos ensemble. L'Egypte était un pays magnifique. Après ça, nous dînions au restaurent de l’hôtel, avant de remonter dans notre chambre. Assis au bord de la piscine, un silence s'installa tandis que les reflets de l'eau brillaient sur nos visages. Quand nous étions rentré de notre visite de la ville, j'avais pris le temps de remonter me changer discrètement sans qu'il ne le voie pour mettre quelques chose de...particulier sous mes vêtements, ce n'était pas bien confortable, mais tellement... sexy. Je le prit par la main pour l'attirer dans la chambre avant de l'embrasser de nouveau.

J'ai envie que ça soit ce soir...

Il avait bien compris oui, c'est ce soir que je souhaitai aller plus loin avec lui. J'avais peur, mon coeur battait plus vite que la normale, je tremblai un peu, mais j'étais sûr de moi.

Chacun va enfin avoir une vraie première fois digne de ce nom...

~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~


Il a les yeux sombres desquels ont voit du bleu. Qu’on prend pour l’océan, dans lesquels on voit Dieu. Qui font toucher du bout des doigts les horizons...
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Aidan Stove

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Dim 12 Fév - 20:13

Oui, comment nous qualifier, vraiment ? Il n'existait pas à ma connaissance de relation entre amis et amants, ce qui était bien dommage. Nous n'étions pas des "sex friends" vu que nous ne couchions pas réellement ensemble, mais nous n'étions pas que des amis, en témoignant ces baisers et le fait que nous dormions parfois dans le même lit. J'aurais bien dit amants de manière assez facile... mais je doutais que cela te plaise réellement. A vrai dire, je ne savais même pas ce que tu pensais de tout cela, de cette relation plus qu'étrange que nous entretenions dans le plus grand secret. Personne n'était au courant de tout cela, tous pensaient simplement que nous étions des amis, voire des amis proches, mais rien de plus. Cela pouvait même être amusant d'un certain point de vue, si cela ne semblait pas par ailleurs malsain : les bien pensants penseraient certainement que cela n'était pas véritablement moral, mais je me fichais d'eux.

C'était pour cela que cette idée de surprise m'était venue, histoire de changer d'air et d'être véritablement tous seuls, sans avoir réellement à se cacher. Je doutais après tout que quelqu'un décide d'aller en Egypte exactement au même moment que nous ! Tu t'étais amusée à me taquiner sur le fait que j'étais arrivé bien plus tôt que ce qui était prévu normalement, mais je ne répondis pas à cette boutade pour au contraire t'annoncer ma surprise. Ton sourire fut la plus belle récompense que j'aurais espéré, le fait que tu ne poses pas de questions en était une autre plus qu'appréciable. J'aurais été en difficulté s'il avait fallu que je t'explique pourquoi j'avais décidé de te faire ce cadeau : peut-être parce que tu n'avais jamais réellement voyagé ? Tu ne connaissais pas vraiment la chaleur, on ne pouvait guère dire que la Russie et l'Angleterre étaient des pays ensoleillés ! Je ne te laissai même pas le temps de réfléchir plus longtemps une fois tes valises prêtes vu que je te saisis le bras pour transplaner dans l'hôtel où j'avais réservé une chambre.

Ta bouchée grand ouverte et tes yeux éclairés comme ceux d'une petite fille me firent sourire à mon tour, heureux d'avoir finalement bel et bien visé juste. Tu ne semblas pas en croire tes yeux, et je n'étais pas peu fier, en étant la preuve de mon petit sourire en coin, à la fois amusé et attendri. Ma folie ? Oui, elle était bel et bien présente, même si je la cachais la plupart du temps. Elle n'était pas souvent joyeuse comme pour cette surprise d'ailleurs, mais plutôt noire et nocive pour mes ennemis. J'étais sanguinairement fou envers les mangemorts, en témoignaient les missions où je tentais pourtant de tout canaliser, de tout contrôler.


C'est possible, effectivement. Mais disons que ce genre de petits plaisirs fait du bien, de temps à autre. J'ai des économies dont je ne sais que faire alors... Autant t'en faire profiter.

J'avais osé les épaules, un peu gêné malgré tout de montrer que j'avais de l'argent, contrairement à toi. C'était surtout de l'argent sale, qui provenait de ma mère quand elle était encore mangemorte, mais c'était tout de même utilisable, si on oubliait sa provenance. Ta joie était communicative cependant, et je sortis bien vite de mes pensées plus sombres en t'entendant me remercier maladroitement.

Alors, ne dis absolument rien. Ta réaction suffit à me remercier.

Nous avions fêté ça par un dîner au restaurant, sachant que tu m'avais forcé à te laisser payer, contrairement à mes habitudes. Tu avais estimé que j'en avais fait assez, et que tu pouvais bien participer un peu à cet effort financier, malgré mes grognements de désaccord. Tu avais même osé me forcer à prendre un bain de minuit, même si cela me déplut beaucoup moins, surtout avec le baiser qui suivit. Tu t'étais faite entreprenante, ce qui était loin de me déplaire... très très loin même. Tu me remercias encore, mais je n'eus qu'un rire pour réponse. Dormir dans les bras l'un de l'autre clôtura cette journée. Les journées qui passèrent furent tout aussi reposantes et joyeuse, entre la piscine et les visites de la ville, jusqu'à cette soirée où nous étions restés assis en silence près de la piscine. Je somnolais tranquillement quand tu me pris la main et m'emmenai dans la chambre, m'annonçant que tu jugeais le moment adéquat pour... aller pour loin. Même si je ne t'avais pas offert ce voyage pour cela, un fin sourire égaya mes lèvres tandis que je t'enlaçai délicatement avant de prendre tes lèvres dans un baiser plus que doux.

Je ne pourrai jamais contredire ce genre de demandes de ta part.

La suite... Je ne la détaillerai pas. J'avais gouté la moindre parcelle de ta peau, la dégustant comme il se doit tout en faisant preuve de douceur, ce qui n'était pas particulièrement ma spécialité. J'avais bridé cette sauvagerie et cette fougue, rien que pour cela soit inoubliable pour nous deux. Nous finîmes cependant par une extase qui me laissa totalement pantelant, haletant allongé sur le dos dans le lit aux draps défaits tandis que je posais simplement ma man sur ton ventre nu.

C'était... fabuleux.

Ce fut les seuls mots que j'arrivai à sortir, mais le ton avec lequel ils étaient dits valaient tous les compliments du monde. Tournant ma tête vers toi dans un sourire, ma voix se fit cependant plus sérieuse pour continuer à parler, même si elle était quelque peu hésitante, ne sachant pas réellement sur quel pied danser.

Tu sais... Je ne sais pas ce que tu en penses, mais j'ai l'impression que le désir n'est pas la seule explication de notre relation. Je pense qu'il y a plus de choses qui tiennent d'un lien fort que d'un lien d'amitié... Tu comprends ce que je veux dire ?

Dire le mot "aimer" n'était pas encore évident, je m'étais même assis en tailleur sur le lit pour reprendre un minimum de contenance, légèrement tremblant en ayant peur de ta réaction face à mes mots peut-être trop importants, trop hâtés à tes yeux.

J'aimerais que l'on fasse un essai. Ne pas être simplement amis... mais plus pour les autres. Etre ensemble avec toi.

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Je défierai le temps tant que tanguent nos instants
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Belinda K. Stove

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Dim 12 Fév - 23:13

Ont ne pouvais pas dire qu'Aidan était un accro à la luxure. Il est certain qu'il était un homme comme les autres, avec des envies, des désirs et des pulsions, mais quel homme pouvait se venter de dormir plusieurs nuits avec une femme dans son lit sans même la toucher? Il pouvait en être fière selon moi, cela était une qualité et prouvait qu'il avait reçu une bonne éducation et avait des principes qui n'étaient pas que du vent.

Je dois avouer que je fus surprise qu'il me propose de partir avec lui en week end dans un pays étranger, pour ne pas dire à l'autre bout du monde. Je décidai de le suivre sans même poser de question, suivant juste mes envies, et je ne regrettai rien. J'étais tellement heureuse d'être ici, tout était si beau, si grand, si ensoleillé surtout. J'aimai...tout, j'aimai le pays, j'aimai l'hôtel, et par dessus tout, j'aimai être ici avec lui... Je ne savais vraiment pas quoi dire pour le remercier de me faire découvrir et profiter de tout ça. Il me disait de ne rien dire, que ma réaction suffisait, et que de toute façon il avait des économies à dépenser. Cela m'arracha un petit sourire un peu amère. Me rappelant que j'étais tout de même là à ses frais, sans rien payer, me rappelant aussi qu'il était au courant de ma situation financière et qu'il me prenait probablement en pitié, même s'il assurai le contraire, me rappelant que tout simplement, je n'étais pas du même milieu que lui...


Fais tout de même attention, tu pourrais te retrouver dans le besoin un jour, ne dépenses pas ton argent à tord et à travers, tu pourrais le regretter un jour, crois moi.

Oh, je ne doutai pas, vu la famille dont il était issue, qu'il n'avais probablement manquer de rien durant sa vie, et je n'étais pas de ceux qui en veulent à ceux qui ont tout eu, non, au contraire, cela me ravissais pour lui, c'était tant mieux s'il n'avait manquer de rien après tout. Bon, je n'allai pas laisser cela nous gâcher notre voyage n'est ce pas? Notre différence de milieu être un frein à tout cela. Je...je n'aimai pas vivre au crochet des autre, et c'est juste que finalement, cela était difficile pour moi, pour quelqu'un ayant autant de fierté que moi d'accepter ce genre de chose. Mais j'avais décidé de prendre sur moi cette fois, je suppose qu'il avait juste voulu ma faire plaisir, et il avait réussi, vraiment...juste que... je me sentais gênée aussi.

Oui, durant tout le voyage, je prenais sur moi, j'étais même reconnaissante envers Aidan, de m'offrir tout ça, sans lui je n'aurai jamais visité tout ça, je n'aurai jamais vu de telles merveilles de ma vie, mais ce petit sentiment de culpabilité me rongeai doucement de l'intérieur. Enfin, j'essayai de profiter au maximum de ses vacances avant de ne revenir à la réalité. J'aimai aller à la plage avec lui. Je dois dire que son corps n'était pas désagréable à regarder...loin de là. Et il semblait m'apprécier en maillot de bain également.

Cependant, j'avais décidé d'aller...plus loin avec lui ce soir, de sauter le pas comme ont dit. J'avais désormais confiance en lui, et j'avais assez de...sentiments pour lui pour me lancer, comme il semblait en avoir pour moi. Aurai-je seulement imaginé que ce moment aurait été si fabuleux, si intense. si...incroyable! Ses lèvres avaient embrasser ma peau sans relâche, tandis que j'aimai enfoncer mes doigts dans ses cheveux et saisir sa tête fermement pour ne pas qu'il cesse de m'embrasser. Je ne citerai pas en détail tout ce que nous avions pu nous faire, mais chaque gestes, chaque secondes étaient à jamais gravés dans ma mémoire. Il semblait avoir apprécier aussi, vu ses réactions pendant que nous faisions l'amour et son compliment plus que sincère à la fin. Je posai juste ma main sur la sienne posée sur mon ventre, et un simple sourire en réponse.

Puis il prit la parole de nouveau, affirmant qu'il était certain qu'il n'y avait pas que du désir entre nous, que cela était fort. Pensait il à...de l'amour? Était-il...amoureux de moi? Je n'osai penser à cela, pas encore, je n'en avais pas le droit, et cela n'était pas vrai, il n'était pas amoureux de moi... Il s'assit sur le lit tandis que je me retournai pour m’allonger sur le ventre, ma tête maintenant tournée vers la fenêtre, admirant le paysage Égyptien, préférant détourner la tête de ce côté pour ne pas croiser son regard pour l'instant. Puis il proposa de...d'aller plus loin, lui et moi, d'être plus que des amis...officiellement... d'être...ensemble, pour de vrai, pas juste en secret dans notre petite bulle tellement coupée du monde. Je restai silencieuse, admirant le soleil se lever. Je souri quand il fit doucement glisser le drap qui était remonté sur moi jusqu'au bas de mon dos. Les rayons du soleil coulèrent sur les longs cheveux sombres étalés sur l'oreiller, mes épaules, mon dos, ma peau, la faisant scintiller, il disait trouver cela magnifique, il passait ses doigts sur les nombreux grains de beauté de mon dos nu, finissant par se pencher pour l'embrasser. Après une réflexion, je remontai le drap sur ma poitrine et me redressai pour caler mon dos contre la tête de lit, pliant les genoux vers moi. Je repris la parole d'une voix calme mais triste.


...Aidan... Je ne peux pas te contredire, il y'a plus que de l'amitié entre nous, et cela est plus fort que du désir comme tu le dis, je l'ai compris à présent. Mais...c'est impossible Aidan, toi et moi. Une fille pauvre et un garçon riche, c'est romantique n'est ce pas? Cela te fais rêver car tu n'as que 19 ans, nous sommes encore des adolescents. Tu te dis que tu vas me sortir de ma misère, m'arracher à mon monde, devenir un héros...et après? Nous ne sommes pas dans un compte de fée Aidan, dans quelques jours, on retourne à la réalité. On se met ensemble et après? Tu m’emmènera dans des hôtels comme celui là, tu me fera visiter le monde, tu me couvrira de cadeau... Je serai ta bonne action de l'année? Nous allons grandir, et tu vas vouloir plus, tu vas arriver à un âge ou tu penseras au mariage et à avoir une famille, et je ne suis pas le genre de fille que les garçons comme toi épousent, je n'ai rien à t'offrir. Tu trouveras une fille bien rangée, de bonne famille, qui plaira à ta mère et qui te donnera de beaux enfants, et moi, qu'est ce que je vais devenir? Je n'ai pas envie de jouer dans un remake de pretty woman, je n'ai pas envie d'être...la pauvre fille que tu as aidé dans ta jeunesse, c'est trop dur pour moi tu comprends? On ferait mieux de tout arrêter tout de suite avant de souffrir...

Je prenais sa main avant de l'embrasser.

Je ne suis pas la fille qu'il te faut Aidan, j'aurai aimer l'être, mais nous ne devons pas nous voiler la face, c'est impossible... Tu sais, dans la vraie vie le prince n'épouse pas Cendrillon, il finit avec une belle princesse! Arrêtons tout ça avant que ça ne dégénère... J'aurai tellement aimer que les choses soient autrement...

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Mer 15 Fév - 21:51

Peut-être n'aurais-je pas dû parler d'argent... Mais je ne le compris finalement qu'après avoir parlé, d'où la nécessité de tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler. Je ne voulais en aucun cas aller sur ce sujet, juste dire que si je le faisais, c'est que je le pouvais... mais oui, cela pouvait être interprété différemment. Me maudissant et me giflant mentalement, je ne pus que baisser la tête à ta légère remarque qui insistait bien sur mon indélicatesse.

Ne t'inquiète pas pour moi. Si j'ai fait cela, c'est que j'en avais envie pour nous deux, rien de plus... Mais je ne fais pas souvent ce genre de choses.

Je ne savais réellement pas me tirer de ce genre de mauvais pas, et je préférai finalement ma taire, détournant le regard en espérant simplement que tu ne répondes pas à mes propos pour m'enfoncer davantage dans ma gène. Je n'étais pas du genre à regarder le niveau social des gens que je fréquentais, ne m'intéressant qu'au caractère essentiellement, voire au physique si je voulais être totalement honnête malgré le fait que cela n'ait pas tant d'importance que cela pour moi. Il y en avait pour qui le physique comptait plus que tout, ou l'argent, mais je n'étais pas de ce bois-là, préférant l'honnêteté et l'intelligence comme valeurs essentielles de toute amitié.

C'était certainement pour cela que j'acceptai sans soucis que nous allions plus loin dans notre relation secrète en te faisant l'amour aussi tendrement qu'un amant et pudiquement qu'une première fois. Tu avais semblé apprécier tout autant que moi, vu comment tu semblais me forcer à continuer, même quand je tremblais sous tes propres gestes et mouvements. Tout avait été magique, comme un rêve que je savais pourtant être réel, mais cela dépassait tellement toutes mes espérances... Tandis que notre première fois avait été en grande partie délavé par l'alcool, je me prenais ici toutes les émotions à travers mon corps qui semblait s'enflammer à ton contact. J'avais même la gorge sèche à force de gémir ou de murmurer ton prénom d'une voix rendue rauque. Ton simple sourire à mon compliment me suffisait, toi qui semblais aussi comblée que moi.

Pourtant... Ta réaction à mes propos, certes décousus mais au but clair, ne fut pas réellement celle à laquelle je m'attendais. Tu t'étais même détournée de mes caresses et mes baisers sur ton dos, remontant le drap contre toi pour que je ne vois plus rien de ton corps. Je ne comprenais pas pourquoi tu parlais de Pretty Woman, de romantique ou autre, et je restai longuement silencieux avant de me retourner vers toi et de rapprocher mes lèvres de ton oreille.


J'irais décrocher la lune, j'irais voler la fortune si tu me le demandais. Je renierais ma patrie, je renierais mes amis si tu me le demandais. On peut bien rire de moi, je ferais n'importe quoi si tu me le demandais

J'avais doucement chantonné ces paroles à ton oreille, un léger sourire aux lèvres pour cacher leur tremblement tout aussi ténu. Je ne savais en réalité pas vraiment quoi faire, oscillant entre peur de te voir partir et me laisser planter là, et celle que tu te fâches de mon insistance. Cette chanson, finalement, n'avait été que ma première idée, le temps de réfléchir à quelque chose d'un peu plus consistant pour assurer ma défense plus que pitoyable.

Tu vois ces mots ? C'est ce que je pense de nous deux. Cela ne semble peut-être pas grand chose à tes yeux... Mais j'y attache de l'importance. Je ne t'aurais pas proposé ce week-end en toute tranquillité si je pensais qu'il n'y avait rien entre nous.

Oh, non, je n'avais pas prévu ce voyage pour te faire craquer pour moi, coucher avec toi et d'avouer tout ce que je pouvais ressentir pour toi. J'avais juste souhaité profiter de ta présence seul à seul, dans un endroit où nous n'étions que Belinda et Aidan, sans aucun jugement possible. Je pensais te faire oublier tes doutes, mais il semblait que mes propos de début de voyage soient toujours restés dans ta mémoire. Si j'avais su que cela me coûterait autant dans le futur... J'aurais tout fait pour que tu ne m'en portes plus préjudice !

Belinda... Je n'ai vraiment jamais porté de jugement sur ton statut social ou sur ta richesse, uniquement sur ton caractère. Même si cela peut sonner niais... Je me fiche de tout cela, c'est ta personne seule qui m'intéresse, quelque soit ton histoire passée. Crois-tu que je sois du genre à avoir pitié de quelqu'un, de vouloir faire une bonne action pour me racheter ? Si tu cherches quelqu'un ainsi... Tu t'es trompée de personne.

J'avais tenté d'être le plus doux possible dans mes propos, même si je m'étais montré plus sec dans ma conclusion. Que tu puisses penser que je te jugeais sur cela, comme une chevalier servant te sortant de la misère... C'était tellement éloigné de moi que j'hésitais entre en rire ou en être affligé, et j'avais choisi la seconde solution.

Je ne sors pas très souvent d'Angleterre, à peine deux fois par an pour des sorties de ce genre... et encore, je ne choisis pas quelque chose d'aussi luxueux habituellement. Il y a des hôtels très sympathiques ailleurs dans la région à ce qu'il paraît... mais j'avais voulu te faire juste un cadeau pour que tu puisses réellement te détendre autant que moi. Si tu as pris cela comme de la pitié à ton égard, c'est une erreur que je ne commettrai plus.

Je te laissai m'embrasser, te rendant doucement la pareille avant de te prendre dans mes bras, ta tête sur mon torse et posant ma tête sur la tienne.Je restai silencieux un instant avant de reprendre la parole dans un murmure.

Je suis désolé d'avoir fait mal les choses... Mais j'aurais réellement voulu essayer au moins. Je sais que je ne me voile pas la face, et je suis sûr que nous pouvons réussir ensemble.

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Jeu 16 Fév - 0:34

Je n'avais pas envie de le mettre mal à l'aise par mes propos, je n'avais pas envie de jouer à la pauvre petite orpheline, je n'aimai pas cela, je n'avais pas envie qu'il se sente gêné de parlé de quelque chose devant moi, comme d'argent, j'avais dépassé le stade des tabous depuis n bon moment déjà. Je n'avais pas envie d'être vu comme la pauvre petite orpheline par qui que se soit, et hors de question d'utiliser cela pour attendrir les gens ou justifier mes actes. Le passé tait ce qu'il était un point c'est tout, j'avais juste dis ça pour lui, pour le mettre en garde. Alors oui cela m'ennuyai que l'on paye des choses pour moi, mais les choses étaient ainsi, nous étions en Egypte, je n'allai pas faire la rabat joie et juste profite de l'instant présent.

D'ailleurs, nous en avons réellement profité tous les deux, nous laissant aller comme jamais. Même Aidan, j'avais l'impression qu'il n'était pas comme en Angleterre, qu'il était juste...un jeune garçon de 19 ans, comme si il avait laisser tomber le masque, comme s'il était juste un jeune homme en vacances avec sa copine...bien que je ne sois pas sa copine! Après ses superbes moments ensemble, après cette nuit délicieuse, il en venu à des choses plus sérieuse, comme celle semble t'il d'officialiser notre relation comme étant celle d'un couple si j'avais bien compris. Mais cela était si... invraisemblable... Il avait une fille qui acceptait d'être avec lui, de dormir avec lui, de lui faire des câlins, des bisous, et même de coucher avec lui sans rien demander en échange, sans même devoir officialiser leur relation, j'acceptai tout à fait le fait qu'il ne s'expose pas avec moi devant ses proches, ...il devrait être le plus heureux des hommes non? Alors pourquoi voulait il faire cesser tout cela? Pourquoi voulait-il de moi comme petite amie? QUI voudrait de moi comme petite amie? Je ne comprenais pas ses...motivations.

J'étais persuadée que cela nous mènerai à l'échec, j'étais certaine que notre histoire n'avait pas d'avenir, pas de lendemain, je pensai toujours à l'éventualité que tout s'arrête du jour au lendemain. Quand il me fit cette proposition de...nous lancer sérieusement ensemble je...non, ce n'était pas possible, nous n'étions pas du même monde, et ce cliché du garçon riche et de la fille pauvre c'était bon pour les films à l'eau de rose, on ne voyait ce genre de chose qu'au cinéma n'est ce pas? Il ne pouvait pas vouloir sérieusement de ça enfin... Je lui exposai rapidement mon point de vue, que je n'avais pas envie d'être seulement une petite aventure romantique de jeunesse, je ne voulais pas être le petit caprice d'un gosse de riche, même si ce n'était pas ce que je pensai de lui. Mais après tout, qui me dis que ce n'était pas cela? Pour échapper au système de leur société, pour se démarquer et prouver une originalité stupide ou simplement pour faire enrager leur parents, certain de ce milieu pouvaient...je ne sais pas...décider d'aller faire le tour du monde avec un baluchon comme seule bagage, arrêter les études du jour au lendemain, ...sortir avec une fille des rues...?


Je n'ai pas envie d'être...ta petite rébellion passagère que tu jetteras quand ta crise sera passé. C'est ça que je veux dire. Je ne veux pas être un moyen de...prouver que tu n'est pas comme tout les autres de ton milieu, et que tu te débarrasses définitivement de moi quand tu auras décidé de revenir dans les rangs.

Je ne lui dirai pas que j'avais peur. Peur d'accepter car j'en avais terriblement envie, peur de tomber amoureuse de lui, peur qu'il ne se serve de moi, peur de...tellement de chose qu'il pourrai me faire. Je m'attendais, vu son tempérament volcanique, à ce qu'il élève le ton, qu'il m'hurle dessus, qu'il me crie de m'en aller et qu'il me détestai... Mais au lieu de tout ça, il se pencha simplement vers moi, ses lèvres au creux de mon oreille, alors qu'il commençait à chantonner les paroles de l'une des plus belle chanson...d'amour. Et les paroles étaient...tellement en accord avec ce que nous vivions... Cela faisait pencher de plus en plus pencher la balance du côté positif. Je souriais, riais même légèrement quand sa barbe chatouillait ma peau. Je l'aurai écouter toute la journée, il avait une voix sublime. Puis il disait vraiment ressentir quelque chose pour moi...et actuellement je n'en doutai pas, enfin...presque pas, c'est le long terme qui me faisais peur. Je le laissai continuer sans jamais l'interrompre. Me prendre dans ses bras et déballer tout ce qu'il avait sur le coeur.

Tu n'as...absolument rien fait de mal. Je sais que tu ne pensais pas à mal.

Je restai un long moment sans plus rie dire, un silence royal s'installa, un silence paisible et doux alors qu'il m'embrassait le crane, ma tête toujours contre son torse. Toujours enroulée dans mon drap, je me reculai légèrement de lui pour pouvoir le regarder dans les yeux.

Tu sais quoi? Tout le monde va croire que...je t'ai séduit par intérêt, pour ta fortune, ils vont tous penser que je te manipule, d'autres croirons que je ne suis que ton petit caprice de jeunesse et que tu vas vite revenir dans le droit chemin. Tes amis vont te mettre en garde, ta famille va me détester, on aura la terre entière contre nous Aidan, mais je m'en fiche! Qu'ils ailles tous au diable! Tu sais, ça va être difficile, et...cette histoire est vouée à l'échec, mais je m'en fiche pour le moment. Aidan...nous allons souffrir de cette histoire, tous les deux, et ça va être tellement fort, tellement passionné entre nous que quand les choses vont mal tourner on en ressortira brisé toi et moi, mais tu es consentant, je t'avais prévenu, alors vivons notre histoire quoi qu'elle nous en coûte. Chacun doit avoir sa dose de souffrance dans la vie, alors vas-y Aidan, fais moi souffrir comme jamais, je veux l'avoir avec toi ma dose.

Et sur ces dernières paroles je l'embrassai plus passionnément, plus intensément que jamais. Une main retenant le drap sur moi et une autre sur sa joue, je n'arrivai plus à détacher mes lèvres ses siennes jusqu'a être à bout de souffle.

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Dim 19 Fév - 0:27

Même si nous n'étions pas encore ensemble avant cette soirée... Il fallait bien avouer qu'on ressemblait souvent à un couple, et non pas à de simples amis, à se tenir par la main, à flâner ensemble dans la ville et surtout à avoir réservé une seule et unique chambre. S'ils savaient tous que nous n'avions pas une seule fois fait l'amour avant ce soir... Ils ne nous croiront certainement pas, même si je me fichais bien de leur avis. Pourquoi tant de personnes considérait comme impossible le fait que l'on puisse coucher à côté de quelqu'un du sexe opposé, qui nous attirait en plus, sans lui sauter dessus ? On pouvait toujours contrer l'instinct si on avait vraiment de la volonté, je leur en donnais la preuve.

Maintenant... Je n'appréciais pas forcément d'être vu comme un jeune en pleine crise d'identité voulant prouver qu'il ne ressemblait pas aux autres. Je n'étais pas du genre irresponsable, à prendre des décisions d'un seul coup en étant sûr de choisir les bonnes choses pour moi... J'étais au contraire plus que réfléchi, vu le temps que j'avais mis pour te demander cela et ma rébellion, je la faisais au quotidien vu que j'étais un rebelle, comme toi.


Je... ne comprends pas. Pourquoi penser que je suis en quelque sorte en train de montrer des choses aux autres ou à être en rébellion envers mes proches en te demandant cela ? Ai-je fait quelque chose montrant ce genre de comportement de ma part ?

Tu m'avais légèrement vexé oui, ma légère moue en étant témoin, mais ce n'était pas très grave. Après tout, je pouvais comprendre que tu cherches le moyen de refuser tout en trouvant une raison, je n'allais pas être fâché pour si peu... Nous avions bien avoué il y a quelques mois ne pas nous sentir prêts pour une relation sérieuse alors... J'étais juste un peu déçu finalement, déçu que tu ne fasses pas confiance à mon instinct qui me hurlait de foncer et d'être en couple avec toi depuis un long moment déjà. Ceci expliqua pourquoi je tentai une autre approche, plus douce que de simples paroles dites d'un ton sérieux. Cela semblait mieux marcher d'ailleurs, vu ton sourire puis ton rire tandis que a barbe frottait légèrement ton épaule dénudée. J'avais envie d'y déposer un baiser, mais je n'osai pas, de peur que tu n'apprécies pas et que cela joue dans ta réflexion. Tu ne semblais pas encore totalement convaincue cependant, et je rendis quelque peu les armes, te prenant simplement dans mes bras pour m'excuser d'avoir fait cette proposition, ou mes erreurs du passé. Au moins comprenais-tu que je ne pensais pas te faire de mal lorsque je les avais faites... Il y avait du progrès.

Le silence était tombé sur nous deux, mais cela ne me dérangeait pas. Tout était calme, paisible, et je préférais savourer ta présence le plus possible avant que tu ne t'éloignes de nouveau, regrettant peut-être d'avoir proposé cette nuit idyllique. Tu me surpris cependant, à reprendre la parole quand tu t'éloignas pour me regarder droit dans les yeux. A vrai dire, je n'avais même pas été sûr de comprendre avant que tu ne m'embrasses avec suffisamment de fougue pour m'exciter de nouveau, surtout que tu étais collée à moi.


C'est vrai ? Tu veux bien... toi et moi ?

Je devais ressembler à un petit garçon devant son cadeau de Noël, mais c'était le plus proche équivalent de la joie qui m'avait envahi. Je ne savais pas à quoi était dû ton revirement, mais je ne voulais même pas le savoir tellement cela me ravissait au plus haut point.

Si tu savais combien je me fiche de l'avis des autres ! A ce que je sache, ils ne te connaissent pas aussi bien que moi, non ? Et puis, ma famille... Je te rappelle que je n'ai que ma ère, qui n'a certainement pas de leçon à me donner en matière de couple !

C'était peut-être un jugement dur, mais si je reparlais à ma mère, je n'allais certainement pas accepté qu'elle se mêle de nos affaires. Elle s'était après tout trompée sur toute la ligne au sujet de mon père, elle avait couché avec un de ses élèves alors... Comment pourrait-elle me demander de changer de petite-amie parce que tu n'étais pas riche et avec une famille influente ?

La suite du voyage se passa comme un nuage, j'avais l'impression de voir la vie en rose et tout semblait réellement aller pour le mieux. Tout continua ainsi même à notre retour, même si tu n'avais pas vraiment eu tort au sujet des commentaires à notre sujet : j'ai dû même me disputer avec quelques collègues pour te défendre, mais cela ne me gênait pas : j'étais assez grand pour savoir ce que je faisais, et assez lucide pour comprendre que tu étais réellement sincère avec moi.

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Dim 19 Fév - 12:09

C'était étrange je l'avoue de me promener avec lui dans les rues de la ville, de se tenir main dans la main, d'agir comme si nous étions ensemble en public. En Angleterre, aucun geste, aucun mot, rien de ce que nous vivions n'était partagé. J'avais penser que cette situation lui convenait parfaitement, qu'il ne voulait pas s'afficher avec quelqu'un et garder une image de célibataire. J'aurai cru qu'il se disait "génial, enfin une qui ne me prend pas la tête pour une relation officielle ou pour la présenter à mes proches....". Et bien il s'avère que j'avais tout faux, c'était ce qu'il voulait. Moi, l'ancienne situation m'allai bien, une relation instable, qui pouvait s'arrêter du jour au lendemain, aucun engagement, aucune promesse, juste du temps ensemble, puis plus rien, puis de nouveau ensemble, comme nous en avions l'habitude. Cela me faisait moins peur, et ressemblait plus à ma personnalité,...ou du moins, à mon masque... mais je dois dire qu'a force de le porter, je ne sais plus vraiment si je fais semblant ou si c'est vraiment moi, je me suis en quelques sorte perdue, même si avec Aidan j'ai l'impression de retrouver un peu de la vraie Belinda, de retrouver un peu...l'humanité, de faiblesse... c'est pour ça que j'avais si peur de ça. Il ne comprenait pas ma réaction, les doutes, bon, et bien je vais être plus crue si c'est ça qu'il veut. Je soupirai

Bon écoute, je ne suis pas du genre à me dénigrer, dire que je ne vaux rien ou ce genre de chose d'accord, je n'aime pas jouer les martyres ou la pauvre fille mais sérieusement... Regardes toi, tu es beau, intelligent, riche, tu viens d'une noble famille... je ne peux pas m'empêcher de me demander "pourquoi moi"? Alors qu'il y'a tant d'autre filles, juste chez les rebelles il y'en a une dizaine qui te dévore des yeux chaque fois que tu passes, alors excuses moi de me poser des questions tout de même.

Je n'aimai pas l'avoir vexé, même si j'avoue que sa petite mine boudeuse était craquante. Et quand il se mit à chanter il me fis craquer aussi, en gros, je craquai complètement pour lui, je n'étais pas amoureuse, je ne crois pas, mais il est certain qu'il me plaiai un peu trop. Après ce long et agréable silence, j'acceptai simplement sa proposition, et sa réaction m'amusa au plus haut point, je n'eus qu'un léger hochement de tête en signe de confirmation, et un sourire qu'il s'étira sur mes lèvres. Je ne doutai pas qu'il se fiche de l'avis des autres,...pour le moment, jusqu'a ce que la pression soit trop forte, jusqu'a ce qu'il décide que ça ne vaut pas la peine d'être avec moi si c'est pour avoir tout le monde à dos. Mais si je disai cela à haute voix, il allait me contrer, dire que ça n'arriverai pas, et que les autres ne vont pas décider à sa place bla, bla, bla... Mais moi je savais ce que je disai, notre histoire était selon moi vouée à l'échec, mais je ne préférai pas y penser pour le moment. J'acquiesai à ses propos de manière assez hypocryte pour le coup, même si je n'avais pas l'habitude de l'être.

D'ailleurs, tout ce que j'avais prédit commençait doucement à se réaliser. J'avais bien envie de lui dire "je t'avais prévenu" mais il semblait ne pas tenir compte des propos à notre encontre, il les réfutai, quitte à se fâcher avec certains de nos collègue. Heureusement pour eux que je n'avais rien entendu, jusu'a aujourd'hui... J'étais au QG, alors que j'étais dans l'une des pièces, unebande de filles de notre groupe arrivèrent dans la pièce ajacente sans voir que j'étais là. Et je les entendai jaccasser, dire que j'avais chopper le "jackpot", que j'allai dépouiller Aidan, elles se demandaient ce qu'il pouvait me trouver. Je déboulai dans la pièce en bousculant violement la première devant moi, celle dont j'avais reconnu la voix. Il fallait que je me canalise, si je m'attaquai à elle j'allai la tuer. Je sortai de là et ce fut pire encore. Des garçons parlaient de moi, l'un disait que je devais être une sacrée "chaudasse" pour qu'Aidan se fâche avec eux pour moi; l'autre répliqua que je devait le mener par la braguette et qu'il ne réflechissait plus qu'avec un seul organe, et le troisième ajouta que lui assi serait prêt à envoyer balader deux ou trois potes pour m'avoir dans son lit. Il me dégoutaient, mes poings se serrairent, je ne pus m'empêcher de saisir ma baguette er de la ponter sur eux.


Expulso!

Les trois virent s'écraser conte le mur alors que je transplanai chez moi. Quand j'arrivai, je ne pouvais retenir mes larmes. Je n'étais pas du genre à me véxer pour un rien ou à me laisser blesser par les propos d'imbéciles pareil, mais s'ils savaient à quel point ça fait mal pour une femme d'entendre ça. Aidan arriva peu de temps après moi, sûrement qu'il avait eu écho des petits incidents, que j'avais attaquer des membres de notre propore groupe. Il sembla triste quand il me vis en larme. Mais ce n'était pas le moment, je n'avais pas envie d'en parler. Il me demanda ce qu'ils avaient fait, pourquoi je pleurai, qu'est ce qu'il s'était passer, mais je répétai inlassablement qu'il n'y avait rien. Il s'avança pour me prendre dans ses bras mais je reculai.

Pas mainteanant s'il te plais, va t'en,...j'ai besoin d'être seule, rentres chez toi.

Ce n'était pas contre lui, j'avais réellement besoin d'être un peu seule, nous étions trop ensemble ses derniers temps, et ça ne me ressemblait pas, j'avais besoin de ma dose de solitude. Il fallait aussi que nous prenions un peu de recul par rapport à tout ça, lui et moi. C'est pour cette raison que je ne lui donnait pas de nouvelles durant le week end, jusqu'a lundi, quand je le vis au QG. Je n'allai pas l'éviter, je lui disait que parfois, j'allai m'éloigner sans explication durant quelques jours comme ce week end, je n'étais pas le genre de fille à être collé toute la journée à son petit ami, j'avais besoin d'espace parfois, et même s'il disait comprendre cela, je doute que ce soit vrai. Enfin, le week end suivant arriva, je rentrai chez moi, quand je voyais que mon hibou avant une lettre pour moi. Elle venait de Russiee, et je dois dire que j'étais assez perplexe. Je l'ouvrit et la lu rapidement. Puis je transplanai chez Aidan. Nous dînions ensemble, passions evidement la nuit ensemble, puis le lendemain, je me décidai à lui annoncer la nouvelle. Je me rhabillai, au du moins, j'enfilai ma nuisette avant de prendre la parole.

Je m'en vais Aidan...

J'avais dis cela d'une voix calme, douce, même si ça me faisait mal. Cependant, je tenai assez à lui pour lui expliquer ce qui n'allai pas, et pourquoi je disai ça, je n'allai pas juste lui balancer ça et partir.

Je retourne en Russie. J'ai reçu une lettre de l'hôpital psychatrique de Saint Petersbourd, ma mère a été internée. Elle ne peut plus vivre seule, elle dois être sous tutelle. Je suis sa seule famille, et malgré ce qui s'est passé, elle reste ma mère et elle à besoin de moi. Cela durera peu être quelques mois...ou quelques années. Ne m'attend pas, je ne sais pas quand je vais revenir, je ne sais même pas si je vais revenir un jour. Si je dois m'occuper de ma mère pendant 10 ans ou plus, je ne vais pas revenir ici. Tu auras d'autre filles, d'autre envies, d'autre rêves et d'autre projets. Nous avons véçu une belle histoire Aidan, je ne pensai jamais connaître cela, mais grâce à toi ça a été possible, tu m'a redonner confiance en moi, et je t'en remercie, mais je crois qu'il est temps de se dire adieu...

J'avais le coeur déchiré de devoir lui dire cela. Je ne pensai pas que ça serai aussi difficile. Mais après tout, il s'en remettra, ce n'est pas comme si il était vraiment amoureux de moi, ce n'est pas comme si il m'aimai ou il pensai que j'étais la femme de sa vie. Il n'aait jamais rien dis dans ce sens, et il trouvera celle qui sera la femme de sa vie j'en suis certaine.

Je suis certaine que tu trouvera une fille dont tu tombera amoureux, et elle aura de la chance de t'avoir, et vous aurez une belle vie, car tu es quelqu'un de bien Aidan, et je suis heureuse d'avoir véçu ça avec toi. Tu resteras toujours le premier, ma première fois, et je ne risque pas de t'oublier de si tôt Aidan.

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Dim 19 Fév - 21:03

Te voir te dénigrer ainsi par rapport à moi n'était jamais agréable à entendre, surtout quand on t'aimait réellement comme je t'aimais. Les flatteries étaient agréables certes... mais je n'étais pas du genre à me laisser berner par celles-ci, à changer d'avis parce qu'on m'en faisait. Je ne préférais même pas juger si tout cela était sincère, cela ne servait strictement à rien de toute façon. Pourquoi ne voyais-tu pas plutôt que tu étais également intelligente et magnifique ? Tu n'étais peut-être pas riche, ta famille peut-être pas noble, cela m'était égal : tu possédais déjà l'essentiel à mes yeux. Tu disais que d'autres filles me dévoraient des yeux quand je passai, je le savais autant que toi... mais comment te faire comprendre que cela ne m'avait jamais intéressé et m'avait plutôt donné l'impression d'être une bête de foire ? Cette impression d'être examiné et jugé par la gente féminine comme un animal n'était pas agréable, quoi qu'elles en pensent, et leurs minauderies ou leur méthodes de séduction m'agaçaient plus qu'autre chose.

Je le sais. Mais tu n'es pas en reste à ce sujet... Je pourrai presque être jaloux des regards masculins sur toi...

Je te taquinai certes, mais je ne disais là que la vérité : tu attirais autant les regards que moi, même si tu n'y prêtais pas attention. Cela était certes amusant à constater, surtout au souvenir de ta crise de jalousie lors d'une mission précédente où tu avais littéralement voulu te battre comme une fille qui me tournait autour. Je doutais certes que tu allais trouver cela drôle... mais c'était une petite vengeance du fait que tu m'avais tout de même un peu vexé, avant de reprendre une cour plus convenable. Tu avais même fini par accepter l'idée d'être en couple avec moi, et cela avait éclairé le reste de notre séjour.

Le retour fut déjà plus délicat, avant les critiques des personnes nous entourant et avec qui j'eus des disputes. Je n'en parlai pas avec toi, cela ne changerait pas ton avis et n'entraînerait que ta colère et ton envie d'arrêter notre histoire, ce que je ne souhaitais absolument pas. Je me fâchais en toute discrétion, loin de toi et faisais tout pour calmer le jeu... mais ce qui devait arriver arriva. Un jour, tandis que j'arrivai au QG de bonne humeur, on m'annonça que Belinda avait totalement craqué et avait blessé trois garçons avant de partir. Je ne pris même pas le temps de m'occuper de régler la colère des "victimes" que je transplanai déjà chez toi. Je m’attendais à te voir en colère, mais au lieu de cela, tu étais en train de pleurer à chaudes larmes, ne t'arrêtant pas à ma vue. Bon sang, mais qu'est-ce qu'il avaient pu te dire pour te mettre dans cet état-là ? Je tentai de le savoir, te murmurant doucement mes questions et attristé de te voir ainsi, mais tu refusai de répondre, me disant qu'il n'y avait rien eu. Je savais pourtant que tu n'étais pas du genre à perdre ton calme pour "rien" comme tu disais, mais tu me demandas plutôt de te laisser seule, de rentrer chez moi. Pourquoi n'étais-je pas capable de calmer ma propre petite-amie ? Tu m'avais dit avoir besoin de solitude, de ne pas être toujours avec moi, ce que je comprenais pour être pareil... mais en cas de difficultés, nous devrions-nous pas être au contraire ensembles, soudés ? Je n'avais donc rien dit, tournant juste les talons avant de passer le week-end sans aucune nouvelle de ta part. Oh, oui, j'avais l'habitude de temps à autre... Même si j'avais toujours du mal à ne pas tourner en rond en ton absence, habitué que j'étais à ta présence à mes côtés.

Le week-end suivant commença normalement avec ta présence à mes côtés jusque dans mon lit. Cependant, au réveil le lendemain... Je sentis qu'il y avait quelque chose qui clochait, sans en comprendre la raison jusqu'à ce que tu décides de dire ce que tu avais le cœur. Tu partais ? Hé bien, si tu voulais repartir sans me donner de nouvelles, comme souvent, cela ne me gênait pas, j'avais toujours autant l'habitude... Mais tu ne semblais pas parler de ce genre de départ, même si je tentai d'éliminer ce soupçon que j'avais eu.


Oh... On se voit lundi dans ce cas ? Mais tu sais, si c'est encore du au problème de la semaine dernière, je veux bien en parler avec toi...

Tu avais finalement enveloppé de douceur ce qui était une rupture claire et nette. Cela faisait mal bon sang, même si je tâchais de ne rien en montrer face à toi. Tout se passait tellement bien, pourquoi fallait-il que tout s'arrête ainsi ? Le pire dans tout cela était certainement le fait que je ne pouvais rien dire pour te retenir : ta raison familiale faisait une excuse parfaite, un prétexte en or que personne dans mon cas pouvait renier et considérer comme un mensonge. J'étais trop attachée à ma mère pour refuser que tu ailles aider la tienne, même si je n'en pensais pas moins : si tu étais partie de Russie, tu ne devais pas y tenir tant que cela, si ?

Je suppose que je n'ai d'autre choix que d'accepter cela sans dire un seul mot, n'est-ce pas ?

Et si je n'avais pas envie de te dire adieu ? Si j'avais simplement envie de rester avec toi, quitte à aller en Russie, qu'aurais-tu dit à cela ? Je ne te posai cependant pas la question, me doutant déjà de ton refus, soi-disant pour mon bien-être. Finalement, la goutte d'eau fut certainement lorsque tu m'annonças que je tomberais certainement amoureux d'une autre femme, et qu'elle sera chanceuse, et tout le reste. Cela en devenait presque cruel, comme si cela ne devait pas être blessant pour moi et que je me consolerai dans d'autres bras aussitôt que tu seras partie loin de moi. Etait-ce parce que je n'avais jamais réussi à prononcer les trois mots que tu avais peut-être attendu ? A quoi servait-il maintenant de faire cet effort ?

Retrouver une fille comme toi sera difficile. Promets-moi juste de me donner de tes nouvelles, au moins deux fois par mois. C'est tout ce que je te demande.

De tes nouvelles... Oui, ce n'était pas grand chose par rapport à tout ce que je pouvais te demander réellement, comme partir avec toi et tout laisser tomber ici. Tu ne pouvais pas me refuser cela, d'autant que je ne demandai pas une fréquence d'écriture insurmontable. Ce fut ainsi que tu partis, me laissant seul en Angleterre, seul et désarmé.

Les commentaires avaient fusé sur ce retour au célibat, même si j'étais resté taciturne et plus sombre qu'habituellement. Beaucoup avaient jugé que ce ne pouvait être que le final qu'ils avaient tout prédit, cette rupture venant de toi, mais je les ignorai, restant seul la plupart du temps et faisait mes missions en solitaire. J'avais pris en quelque sorte ton attitude d'ignorance et de silence total envers ceux que Jarod avait tenté de m'imposer comme partenaire, quoi qu'il en pensait. Il ne me demanda au moins plus d'héberger une autre personne, ce qui était plutôt positif. De ton côté... Tu tenais ta promesse au moins, celle de m'écrire, et j'aimais ces lettres, ces mots que tu m'écrivais, même s'ils étaient presque froids par rapport à notre relation habituelle. Je m'en voulais de ne pas être mieux dans mes réponses d'ailleurs, mais je ne voulais pas raviver ma douleur, même pour toi. Ce fut ainsi que deux mois passèrent, plus aucune nouvelle ne me parvint pendant deux autres mois. Je ne comprenais pas ce soudain silence, et décidai d'aller sur place, avec un mauvais pressentiment. Je ne voyais pas pourquoi tu aurais rompu notre promesse après tout, il n'y avait absolument aucune raison... hormis une incapacité à les écrire. Tu avais laissé par erreur la lettre de l'hôpital, ce qui me laissait un début de piste, déjà cela. Même si j'avais un peu de mal en Russe, trouver des gens parlant anglais ne devrait pas être un problème, non ?

~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~



Je défierai le temps tant que tanguent nos instants
Suspendus au ciel vers l'essentiel
Dans le gloire de l'histoire naît l'éternel

J'inverserai les choses acculant les puissants si j'ose
A leurs vieux discours dans ce nouveau jour
Ca ira mon amour pour toi

Mathieu Carnot et Camille Lou (1789 les Amants de la Bastille) - Le temps s'en va
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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Lun 20 Fév - 19:20

Lui jaloux du regard des autres homme sur moi? Je n'avais jamais vu les choses sous ce point de vue là, mais une fois qu'il le disait, c'est vrai que cela semblait logique. J'en avais même jouer à une période, pour des raisons professionnelles, sous le regard impuissant d'Aidan, mais à cette époque, nous ne partagions pas encore la même relation que maintenant. Mais je m'en fichai à présent, le regard des autres ne m’intéressai plus, juste le sien.

Je m'en voulais de m'être laissé emporté si facilement par les dires de cette bande de crétins sur pattes. Leurs mots m’avaient fait si mal que je n'avais pas pu m'empêcher de les attaquer. Mais je regrettai pas pour leur avoir fait mal, ça non alors, ils le méritaient bien, mais plutôt pour Aidan, je ne voulais pas que ce genre de choses ne l'affecte.

J'avais décidé de ne pas lui parler immédiatement de mon départ, pour ne pas lui faire de mal tout de suite, pour le laisser profiter le plus possible de ce court bonheur. Ainsi il ne sentirai pas comme moi la douleur à chaque baiser, à chaque caresse, cela nous rapprochait un peu plus de la fin à chaque fois, et cela faisait tellement mal. Je lui laissait cette nuit de répit, souffrant seule, essayant de faire comme si de rien n'était malgré mon regard triste. Jusqu'au lendemain, ou je lui annonçait la nouvelle. C'était si dur, si déchirant de devoir lui dire cela. Mais je suis certaine que fort comme il l'était les choses iraient bien pour lui, il sera triste au début mais ça passera. Se voir lundi? Non, non mon Aidan, ça ne va pas être possible, et j'en suis tellement désolée, je secouai simplement la tête négativement avent de lui expliquer la situation. il réagi bine mieux que ce à quoi je t’attendais. J'aurai cru qu'il allait me dire que je n'avais pas le droit de l’abandonner ainsi de le laisser du jour au lendemain, mais il accepta la chose assez calmement. J'en tais ravie, cela sera plus facile, malgré son regard triste aussi maintenant. Il disait n'avoir pas le choix, je haussai juste les épaules, n'ayant pas de réponse à cela.


Tu sais, je me suis habitué rapidement à l'Angleterre, je parlai déjà la langue, alors quand les rebelles m'ont proposé ce poste j'ai accepter tout de suite. Je vivais au jour le jour comme à mon habitude et puis...je t'ai rencontrer. Tu as changer ma vie tu le sais ça Aidan? Depuis que je t'ai connu, tu m'a changer, en bien, et je ne t'en remercierai jamais assez.

Il me demanda juste de lui donner de mes nouvelles et de lui écrire de temps en temps, au moins deux fois par mois disait il. Il sourire étira doucement mes lèvres.

Tu ne m'en voudra pas si je t'écris un peu plus souvent?

Je lui prit le bras avant de l'attirer contre moi. J'avais le haut du dos légèrement appuyé contre la tête de lit. Je le prenais dans mes bras, sa tête enfouie dans mon cou, il s'était allongé tout contre moi. Nous restions ainsi de longues minutes. Il ne bougeait pas, il ne parlait plus, ne me répondais plus quand je lui demandai si ça allait. Le silence s'installa, je passai mes bras autour de lui, son visage toujours enfoui dans mon cou, comme si il ne voulait pas me regarder. Était-il entrain de...de pleurer? Je ne sentais pas de larmes sur ma peau, je préférai laisser planer le mystère. Mais moi je pleurai bel et bien, des lermes venant mouiller mes joues en silence. Heureusement qu'il ne releva pas la tête. l'embrassai sa tête, passai mes doigts dans ses cheveux. Nous restions ainsi au moins deux heures, avant que je ne bouge légèrement.

Je dois y aller Aidan...

Il me serra très fort avant de reculer. Après avoir préparer mes affaires et m'être habillé, un dernier baiser, puis des adieux déchirants ou je retenais mes larmes. J'activai mon billet de transplanage mondial avant de repartir pour la Russie. Arrivée en Russie, je tenais ma promesse de lui écrire, je lui écrivais une fois par semaine. Mais il y avait toujours deux lettres, celle que j’écrivais avec le coeur, et celle que je lui envoyai. La première ressemblait souvent à ça.:

"Aidan,

Tu me manque tellement, j'ai envie de te voir, ta présence me faisait tellement de bien. Sans toi tout est froid ici, tout est fade loin de toi. Je rêve chaque nuit de m'endormir dans tes bras, de pouvoir de nouveau respirer ton odeur, ça me fais si mal. Ton visage me manque, tes caresse, ta voix, tout. J'ai besoin de toi Aidan. Attends moi, ne refait pas ta vie, s'il te plais attend moi.

A toi pour toujours, Belinda"

Sauf que la lettre que j'envoyai c'était.

"Aidan,

Tu vois je tiens ma promesse. Comment te portes tu? De mon côté ça va, ma mère ne me reconnais plus, jamais je crois que ce n'est pas plus mal dans le fond. Il fait si froid ici, mais on s'y habitue. Les missions chez les rebelles se passent elles bien? Essaie d'être un peu plus sympa avec ta nouvelle coéquipière. Je suis certaine qu'elle craque déjà pour toi. Je te rappel que tu ne m'aimai pas beaucoup au début, et regarde comment ça à fini... Laisse lui en chance au moins en tant que coéquipière.

Amicalement, Belinda"

Je ne pouvais pas lui envoyer la première lettre, jamais, cela était si égoïste, pour lui comme pour moi. Je n'avais pas le droit de lui demander de m'attendre ce n'était pas juste pour lui, je n'avais pas le droit de lui promettre tout ça, je n'avais pas le droit de le faire espérer alors que je n'étais pas certaine de retourner là bas. Tout simplement, je n’avais pas le droit de le faire tomber amoureux de moi. Je savais que cela faisait mal, étant moi même amoureuse de lui. Oui oui, vous avez bien lu, vos ne rêvez pas, j'étais bel et bien amoureuse de lui, et il avait fallu que je sois à des millions de kilomètres pour m'en rendre compte. Quelle ironie n'est ce pas? Les choses se passèrent ainsi pendant deux mois, jusqu’à ce jour, quand je croisai Kyllian. Immédiatement un duel magique nous opposa, et il m'eu par traître, me portant un coup qui m’assomma. Je me réveillai chez lui, et c'est comme si il était fou, j'était enfermé dans cette maison, il avait imposé des protections pour que je ne puisse plus jamais sortir. Les jours passèrent, j'avais tout essayer, j'avais épuiser toute ma magie jusqu'a l'évanouissement, j'avais essayer de manière moldue, par la porte, par la fenêtre, par le toit, rien. Surtout que dans cet endroit perdu et coupé de la ville personne ne me trouvera jamais. Il était fou, j'étais devenue son obsession. J'avais peur pour ma mère, j'avais peur pour Aidan, peur qu'il me déteste de ne plus lui répondre, j'avais peur pour ma vie, j'avais peur qu'il...qu'il me touche, sans mon accord, je préférai encore mourir.

Deux mois passèrent, mais j'eu l'impression que c'était deux ans. Je ne voyais personne de mes journées, j’essayai encore et toujours de m'enfuir, je repoussai toujours Kyllian. Il sortais parfois des heures, des jours, j'en étais ravie, cette fois il sortait, enfin! Et quelques heures après son départ, je vis une silhouette arriver vers la maison, une silhouette qui n'était pas lui, pas Kyllian. Je descendait rapidement et ouvrait la porte, la silhouette s'approcha encore quand je le reconnu. Je...je n'y croyais pas, était-ce la fatigue ou l'ennui qui me jouai des tours?

AIDAN!

Il accouru vers la porte et moi aussi, mais une force nous poussa tout deux en arrière. Bon sang non seulement je ne pouvais pas sortir, mais personne à part Kyllian ne pouvait entrer. Je le haïssait. J'expliquai la situation à Aidan une fois qu'il m'eu expliquer pourquoi il était ici. Il était fou de rage. Quand je lui disait que j'avais peur que Kyllian me touche il devenait fou, disait qu'il allait le tuer. Je lui disait dene pas l'affronter seul, d'aller chercher Jarod et d'autre rebelle et de revenir me chercher après, il refusa évidement, mais c'était ça ou rien, il n'avais aucune chance contre ce monstre.

Va t'en Aidan, tout de suite, il ne va pas tarder. Va chercher du renfort et reviens après, c'est la meilleure solution je t'en conjure Aidan.

Aidan hein?

Mon sang se glaça.

Je peux enfin mettre un visage sur un nom. Sais-tu qu'elle murmure ton prénom toute les nuit, comme je t'envie, mais bientôt tu ne sera plus un obstacle entre elle et moi.

Kyllian laisse le.

Il entra dans une rage folle quand je voulu le protéger, il ne le supportai pas, un duel s'installe donc entre les deux hommes, mais comme avec moi, il eu Aidan dans un coup en traître ce salaud. Je hurlai de terreur. Il l'avait tué, Kyllian venait de tuer Aidan devant moi. L'homme que j'aimai était mort par ma faute. Je m'écroulai au sol, sous le choc, déchirée par le chagrin. Kyllian s'approcha du corps d'Aidan et transplana avec lui. Le choc toujours présent laissa une petite place à la folie furieuse et sanguinaire. un plan se mit en place dans ma tête à ce moment. J'allai chercher une grosse barre en fer à l'étage avant de redescendre et de me cacher derrière la porte avant le retour de Kyllian. Pour une fois je fus ravie de on retour. Le fils prodigue rentrai au bercail. Il m’appela, et à peine eut il fermé la porte que je rassemblait toute ma force et lui donnait un violent coup à la tête, cette misérable tête qui vint s'écraser contre le mur avant qu'il ne perde connaissance. Je me dépêchai de l'attacher au mur su salon, prête de la cheminée, avec des attaches magiques incassable et impossible à défaire sauf par celui lui les impose. Je rajoutai tout de même des protections pour être sûr qu'il n'est aucune chance de se dégager. Je pris sa baguette avant de la briser et de la jeter dehors. Quelques heures après il se réveilla. J'étais devant lui, un sourire au lèvres.

Surprise bébé!

Je sortais une photo d'Aidan et moi prise en Égypte, je la gardai toujours avec moi, j'embrassai la photo là ou il y avait Aidan avant de la poser sur la cheminé, qu'il me regarde le venger. La posant sur la cheminée. J'allai chercher un couteau à la cuisine. Le tenant par le manche, je le laissai bien chauffer, jusqu'a ce que la lame soit bien rouge, et je m'approchai de lui.

Enfin Belinda, tu n'es pas sérieuse. Bon ok, je suis désolé, je n'aurai pas du le tuer, je vais me racheter promis.

J'apposai la lame à plat sur son corps, le bruit de la lame chaude sur sa peau était délicieux, tout comme son cri de douleur.

Ca c'est pour moi.

Puis j'enfonçai la lame dans son bras.

Et ça c'est pour Aidan!

Je retournai faire chauffer la lame et mon ton était incroyablement calme, presque jovial.

Tu sais, ce n'est pas prêt d'être terminé, je vais prendre tout mon temps.

D'un coup de baguette

Endoloris!

De nouveaux cris de douleurs qui me réjouissait. C'était si amusant. Je le torturai pendant quelques jours. Mais pour que je l'épargne, il hurla qu'Aidan n'était pas mort, qu'il l'avait enfermé, qu'il le gardait en monnaie d'échange. Évidement je ne le croyais pas, mais quand il me disait ce qu'Aidan avait dis, que si il touchai à un de mes cheveux il lui ferai la peau, que si il osai me toucher sans mon accord il lui arracher les yeux, je ne pouvais que reconnaître les paroles d'Aidan. Après avoir encore torturé Kyllian pour savoir ou était Aidan et comment sortir d'ici, le laissant en lambeaux, couvert de brulure, de sang et de blessures, c'était assez horrible à voir, je m'en allai, lui promettant d'atroces souffrances s'il avait menti. Mais je trouvait Aidan dans cette cave, attaché lui aussi, mais sans blessures. Je courrai vers lui, l'embrassant encore et encore même avant de le détaché. Je le libérait, nous nous sérrions dans nos bras. Ma voix était paniqué.

J'ai cru que tu étais mort, je croyais ne jamais plus te revoir, j'ai eu si peur. Aidan, tu es vivant, tu es bien là.

Je l'embrassai de partout pour m'en persuader.

C'est presque terminé je te le jure.

Puis je transplanai avec Aidan de nouveau chez Kyllian qui n'avait pas bouger.

Le sort pour sa jambe, donne le moi, tout de suite!

Comme si j'allai te le donner, tu vas me tuer après ça, allez au diable!

Le couteau avait bien chauffer, rouge comme jamais. Je prenais la machoire de Kyllian dans ma main avant d'apposer la lame sur sa joue. Il hurla comme jamais de douleur.

Le sort!

Il refusa encore. J'approchai alors la pointe de la lame de son oeil.

Non, non Belinda, pas ça, t'es folle, je t'en prie, t'es complètement taré, Aida, aides moi, je t'en supplies.

Je riais légèrement, puis il me hurla le sort, je le lançai à Aidan, lui demandant de faire quelques pas, cela sembla fonctionner, mais je n'avais pas vraiment le temps ni l'humeur pour m'en réjouir. J'allai jusqu'au bout de mon geste, lui enfonçant le couteau dans l'oeil, un nouveau hurlement, mais là il me gonflait à hurler. J'attrapai d'une main son menton, de l'autre l'arrière de sa tête avant de lui rompre le cou d'un coup sec. Puis je le détachai et jetai son corps au feu. Aidan et moi transplanions chez ma mère. J'étais encore trop dans cette folle sanguinaire, dans cette partie si sombre de moi que je préférai ne pas parler avec Aidan pour le moment. Mais dans la soirée cela se dissipa. Et c'était...comme avant. Il resta une semaine, et ce fut une semaine de pur bonheur. Nous ne nous quittions pas d'une semelle, tout était si fort, si intense, si fusionnel, mais tout passa si rapidement. Je passai toutes les nuits dans ses bras, entre autre... A la fin de la semaine il devait déjà repartir, mais je devais encore resté et m'occuper de ma mère. De nouveau adieu déchirants, et il me laissa. Je pleurai toutes les nuits depuis son départ, il me manquai tant,je l'aimai tant.

~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~


Il a les yeux sombres desquels ont voit du bleu. Qu’on prend pour l’océan, dans lesquels on voit Dieu. Qui font toucher du bout des doigts les horizons...
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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Lun 20 Fév - 23:14

Tu me complimentais, me disais tout le bien que je t'avais procuré... mais cela ne suffisait pas, ne le comprenais-tu pas ? Je ne voulais pas de belles paroles pour tenter de me faire passer la pilule, de me faire accepter plus facilement le fait que tu partais, peut-être définitivement, et en tout cas loin de moi. Cela aurait été trop facile, tout comme le fait que je me mette à te montrer ce que je ressentais : c'est pour cela que mon visage était fermé tout en semblait neutre, et que ma voix ne tremblait pas malgré toute la tristesse que cette annonce avait amené entre nous deux. J'avais trop l'habitude tout enfermer en ce qui concernait les émotions, quitte à passer pour quelqu'un d'insensible, que je ne voulais pas céder maintenant. Si tu acceptais encore plus de me donner de tes nouvelles... Cela ne pouvait être que mieux à mes yeux, mais aucun mot ne sortit de mes lèvres, juste un petit sourire satisfait et entendu. Je m'étais glissé dans ton cou à ta suggestion muette, et n'avais pas envie d'en ressortir, même pour te répondre. Sans te vexer, savoir si j'allais bien n'était pas réellement la question adéquate dans notre situation, n'est-ce pas ? Si j'avais été un peu plus courageux, je t'aurais proposé de continuer notre relation mais à distance à cause de ces kilomètres qui nous séparaient, mais je n'osais pas, je me disais que tu me l'aurais dit si tu le voulais réellement. Je sentais tes larmes qui coulaient dans ton cou après avoir dérivé sur tes joues, et ne savais que faire pour qu'elles arrêtent de couler. Je savais que tout cela n'était pas réellement de ta faute après tout... Mais je n'avais pas la force de te soutenir tout en gardant tout cacher de mon côté, alors je préférais être égoïste, comme d'habitude. Tu décidas finalement de partir après un long moment contre moi, et c'est ce que tu fis, brisant toute la retenue que j'avais pu conserver pour transformer la tristesse en colère de n'avoir rien fait pour t'accompagner ou même te faire rester en Angleterre. Je restai même enfermé toute la journée, trop épuisé moralement pour aller m'occuper des rebelles.

Tu tins ta promesse cependant, celle de toujours m'écrire une fois en Russie. Je recevais tes lettres une fois par semaine, et cela illuminait ma journée entière, même si je semblais toujours aussi morose et éteint pour les personnes de mon entourage. Tu avais dû emporter avec toi ma joie de vivre, ma bonne humeur et tous les émotions positives que je pouvais contenir, ce qui semblait agacer de plus en plus les gens. Qu'en avais-je à faire après tout ? Ils ne comprenaient rien ces imbéciles, toujours à penser que tu n'avais été là que pour mon argent ou le sexe alors que tu étais plus franche qu'eux tous, avec le meilleur caractère que je connaisse. Ce n'était peut-être pas le plus pur, le moins exempt de défauts même, mais il me convenait réellement, me complémentant et me donnant l'impression d'être entier Pourquoi ne pas t'avoir fait comprendre tout cela alors que tu étais encore là, pourquoi ? Dans mes réponses, j'avais envie de te supplier de rentrer, de te dire que je ne pouvais plus me passer de toi, mais je changeais toujours d'avis pour répondre aussi sobrement que toi en continuant à souffrir en silence.

Mais d'un coup, tout cela s'interrompit. Je ne m'inquiétai pas vraiment durant le premier mois, me disant que tu avais peut-être des problèmes avec ta mère, pas de temps à toi pour prendre le temps de m'écrire... Mais le deuxième mois sans nouvelles marqua un peu plus mon inquiétude, si bien que je décidai, contre l'avis de tous, d'aller en Russie voir ce qui se passait. J'avais un nom d'hôpital psychiatrique, le nom de ta mère et le tien, je devais pouvoir y arriver, non ? J'avais cependant beau te chercher, malgré avoir trouvé ton chez-toi, tu étais introuvable et moi... Cela me faisait peur : où étais-tu donc passée ? Je savais que tu avais eu des ennuis ici, tu m'en avais parlé en me disant même un ou deux noms... Je me dirigeai donc vers cette piste et, après quelques jours de recherche, trouva la demeure d'un certain Kyllian. Il ne semblait y avoir personne, je m'approchai donc... et te vis soudain, t'entendant m'appeler : était-ce la vérité ou une simple illusion ? Mon corps trancha et je me précipitai donc vers toi, quand un mur transparent, qui devait être un bouclier, m'empêcha d'aller plus loin. Rentrant du mieux possible ma colère face à cette situation, tu réussis cependant à m'expliquer la situation de manière plus ou moins claire, me conjurant cependant d'aller plutôt chercher des rebelles pour m'aider. J'eus cependant un rire amer, tandis que j'enrageais intérieurement de ne pas être venu plus tôt pour te sortir de là le plus rapidement possible.


Tu crois vraiment que j'ai eu la présence d'esprit de venir accompagné alors que tout le monde se satisfait du fait que nous ne soyons plus ensemble ? Tu parles, je suis là tout seul, et on s'en sortira tous seuls !

Enfin, tous seuls... C'était ce que j'avais prévu en tout cas, avant d'entendre une voix dans mon dos. Me tournant doucement et ayant sorti ma baguette que je pointais sur lui, j'eus donc le déplaisir de connaître ce fameux Kyllian, celui qui avait osé te réduire à l'état de prisonnière de luxe. Ne se rendait-il pas compte que tu étais encore plus magnifique une fois libre de toute attache, libre de tes choix et de tes actes ? Il semblait particulièrement énervé de ton attachement envers moi, et les sorts fusèrent rapidement. J'étais concentré dans ce duel, repoussant chacun de ses assauts avec précision, jusqu'à ce qu'il joua de ma faiblesse physique pour me faire trébucher contre une aspérité du terrain et chuter. Au moment où je me relevai, je le vis au-dessus de moi, avant de ressentir une grande douleur brûlante et gelée à la fois entre mes côtes. Baissant presque stupidement les yeux vers ma blessure, j'eus juste le temps de voir le manche d'un long poignard dépasser en partie avant de m'écrouler totalement, dans un monde totalement noir et bercé par l'unique chant de la douleur qui me transperçai de part en part.

Cela se calma cependant, dans un temps que je jugeais long malgré la réalité de la situation. Ouvrant difficilement les yeux et la respiration encore chaotique, je crus être aveugle avant de m'apercevoir que j'étais tout simplement dans une pièce sombre, comme un cachot vu les pierres que je sentais dans mon dos. Il était là aussi, je le sentais même s'il resta caché dans le noir. Je le sentis d'ailleurs encore mieux après le coup de pied qu'il me donna au niveau de la blessure... enfin, ce qui était la blessure : je ne ressentais plus la douleur comme avant, elle était beaucoup plus sourde et faible, comme si j'avais été soigné. Elle restait tout de même fragile, et je ne pus retenir le léger gémissement qui sortit de mes lèvres face à son coup.


Estime-toi heureux de ne pas être réellement mort. Mais tu me seras plus utile mort que vivant.

Pour quelle raison ?

Quelle question stupide. Je me doutais bien de la raison, voulant juste me faire l'illusion que ce n'était "que" pour te faire du chantage. Il se fichait bien de ton plaisir à mon avis, souhaitant juste te garder comme un... trophée. Rien que ce mot me dégoûtait, surtout lorsqu'il t'était adressé. J'entendis simplement un léger rire froid avant que tu ne me redonnes un coup en t'éloignant et en répondant enfin à ma question.

Oh, certaines personnes n'aiment pas les fuyards, et elles donneraient cher pour pouvoir se venger de l'affront que tu leur as fait.

Le bruit d'une grille que l'on fermait à clé puis de pas qui s'éloignaient ne me fit même pas sortir de ma rage et des menaces vaines que je proférai à ton encontre pour au moins tenter de te protéger, avant de tomber dans l'accablement . En quelques mots, j'avais su que ce sauvetage n'avait été fait que pour subir encore plus d'humiliations, et je doutais m'en sortir cette fois. Ils connaissaient la dernière carte que je pouvais abattre, et je n'étais pas assez doué pour m'échapper sans l'aide de baguette magique de ce genre de lieux, que ce soit cette maison ou le camp de mangemorts duquel je m'étais évadé une fois. Je savais que certains rebelles finiraient par s'inquiéter... mais au bout de combien de temps ? Le temps qu'ils réussissent à remonter toute la piste, je serai certainement totalement brisé voire agonisant, ne souhaitant qu'en finir, et ils ne retrouveraient rien de moi. Le temps passait et je ne croisais personne tandis que je sentais mon corps s'affaiblir à cause du manque de nourriture et d'eau. Personne ne venait, et je passais surtout mon temps à sommeiller pour économiser mes forces pour tenir le plus longtemps possible quand je serai... déporté.

Pourtant, ce fut un bruit de pas bien plus léger et rapide qui me sortit de ma torpeur ambiante, ouvrant la porte avant de se ruer sur moi en m'embrassant en me serrant de toutes tes forces avant même de te détacher.


Belinda ? C'est toi ?

Qui d'autre cela pouvait-il être après tout ? Te serrant faiblement dans mes bras, tout en m'inquiétant des problèmes que ton acte pouvait provoquer envers Kyllian, je me laissai cependant faire, trop soulagé de te sentir en relative bonne forme malgré ce temps d'absence. Mort... Je n'étais pas passé loin, j'en avais l'impression, même si je savais tout autant que cela avait surtout été fait pour m'effrayer plus qu'autre chose, vu qu'il m'avait voulu vivant. Tu avais cependant transplané sans mettre me prévenir, ce qui me fit presque trébucher à l'arrivée, et je me trouvai nez à nez avec Kyllian dans un très mauvais état, attaché et blessé à de nombreux endroits, apparemment par tes soins. La preuve, tu lui ordonnais de te donner le contre-sort pour soigner ma jambe, ce qu'il refusa tout d'abord. J'avais eu un mauvais pressentiment vu ton attitude et tes intonations, j'en eus encore plus en te voyant chauffer ce couteau presque à blanc avant de le lui poser contre la joue : étonnement, je comprenais mieux l'horreur de chair brûlée. Cela me rappelait véritablement de mauvais souvenirs, au point où j'en fermai les yeux pour ne plus voir cela, tenter d'échapper à ces mauvais moments, mais cela ne marchait guère. Toi seule m'en sortit en me demandant de marcher un peu, ce que je fis sans tout de suite comprendre... jusqu'à temps que je ne sente plus la douleur habituelle qui était devenue tiraillement suite à tes soins. Hochant simplement la tête, j'ignorai totalement les appels à l'aide de Kyllian qui était apparemment trop lâche pour comprendre que je n'allais pas l'aider après ce qu'il avait fait. Sa mort fut certainement douloureuse, vu ton égorgement et le coup de couteau puissant qui dût lui abîmer même le cerveau, mais qu'importait : c'était le mieux à faire pour un homme de cette espèce.

Tu étais restée silencieuse pendant plusieurs heures, de longues heures, et je savais très bien pourquoi, sans te juger sur cela : quand cette violence nous prenait aux tripes à ce point, il fallait du temps pour s'en remettre. Il t'en fallut cependant moins que je ne le pensai vu que tu brisas la glace le soir même. La semaine qui suivit fut digne du paradis, sans même la comparer aux quelques jours que nous avions vécu. Nous étions plus fusionnels, plus proches encore qu'en Angleterre, et partir fut réellement un crève-coeur, au point que je n'arrivai pas à cacher ma tristesse comme la première fois. Le départ fut difficile mais réel, et je retournai donc en Angleterre, avec mes collègues et proches qui semblaient plus se réjouir de mon retour que de se préoccuper du fait que je t'avais retrouvé. Je m'isolai bien vite, comme de nombreuses journées ensuite.

Les mois passaient, longs et tristes, et les insistances de ma mère commençaient réellement à me peser. Elle me présentait des filles de bonne famille, s'étant réintroduit dans la société sous un faux nom, et je finis par céder à son insistance sans aucun plaisir. La fameuse femme avait mon âge certes, mais elle n'avait aucune comparaison à faire avec toi : blonde sans cervelle, elle semblait plus se préoccuper de l'apparence qu'autre chose, superficielle au possible. J'étais peut-être en couple avec quelqu'un, dans un lit avec une femme pour me le chauffer, j'étais toujours aussi distant, que ce soit envers elle ou envers les autres. Même tous les charmes qu'elle tenta de me déployer ne valait rien à mes yeux, je la laissais faire ses affaires sur moi sans montrer un quelconque engouement. Non, la vie n'était plus pareille et avait perdu toute sa saveur sans toi.



~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~



Je défierai le temps tant que tanguent nos instants
Suspendus au ciel vers l'essentiel
Dans le gloire de l'histoire naît l'éternel

J'inverserai les choses acculant les puissants si j'ose
A leurs vieux discours dans ce nouveau jour
Ca ira mon amour pour toi

Mathieu Carnot et Camille Lou (1789 les Amants de la Bastille) - Le temps s'en va
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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Mar 21 Fév - 15:05

Même si à mon départ je ne versai pas de larme, j'avais le coeur si lourd. J'aurai du lui dire, oui j'aurai du lui dire ce que je ressentais pour lui, mais je n'en ai pas trouver la force, même dans les nombreuses lettres que je lui envoyait. J'avais peur de n'avoir été qu'une parmi d'autre. Oui, avec lui j'avais l'impression d'être unique, que seul moi comptait. Mais combien d'hommes utilisent cette technique pour appâter le plus grand nombres de femmes. J'avais peur que mes sentiments ne soient pas réciproques, c'est pour ça que je ne disais jamais rien.

En revanche, je préférai cent fois être une parmi d'autre pour Aidan, qu'une passion pour Kyllian. Je le détestait, il me répugnai franchement, avec son regard vide et pervers, comme si il allait me sauter dessus, comme si il était affamé. Si jamais il décidai de me forcer, je ne sais même pas si j'aurai la force physique de le repousser. Il avait bloquer ma magie ici, et il faut dire que Kyllian était grand et fort, il n'aurait aucun mal à faire ce qu'il veut de moi.

Cependant quand je vis Aidan ce jour là, quand je le vit s'approcher, je comprenais deux choses. Que mon calvaire était peu être terminé, et que finalement, peu être que je n'étais pas "une parmi d'autre". Peu être que je comptai réellement pour lui, si il avait fait tout ce chemin c'est qu'il ne m'avait pas oublier si facilement finalement. J'étais partagé entre la satisfaction égoïste et la peur que Kyllian ne débarque à ce moment. Et ce qui devait arriver arriva, Kyllian débarqua à peine j'eu terminé de tout raconter à Aidan. Ce coup en traître ne m'étonnai même pas de lui, il avait si peu d'honneur, si peu de fierté. Ma vie s'écroula en même temps que la sienne. Puis ce monstre de Kyllian s'en alla avec son corps avant de revenir seul et de découvrir la belle surprise que je lui avait préparer.

Ces jours de torture étaient jouissif, vraiment, j'adorai ça. J''aimai entendre et voir sa douleur, et je n'en aurai jamais assez pour lui faire payer d'avoir tuer Aidan, chose qu'il allait payer très très cher. Mais au moment ou j'allai le tuer, il m'appris qu'Aidan était toujours en vie. Après une bonne torture pour des informations, j'allai le chercher. Il était bien là ou Kyllian me l'avais dis, il attendait seul, semblant souffrir, et avoir presque...peur. Je n'avais jamais vu Aidan avoir peur. Jamais lors de nos missions, même les plus dangereuses, je ne l'avais vu reculer ou avoir peur, jamais. Croyait il que c'était Kyllian qui venait le chercher? C'est probable en effet. Mais ce baiser devait bien lui prouver l'identité de son visiteur non? Un petit sourire amuse étira mes lèvres quand à sa question.


Non, c'est Kyllian.

J'eus un léger rire.

Bien sûr que c'est moi.

A ce moment j'avais envie de lui dire, ces trois petits mots, ce n'était que des mots n'est ce pas? Il fallait se lancer, j'était le moment idéal selon moi, c'était étrange certes, mais nous avions failli nous perdre, ne plus jamais nous revoir, et voila que contre toute attente nous nous retrouvions ici. Il fallait que je lui dise, allez Belinda, vas-y, dis lui "je t'aime". Je...je...je n'y arrivai pas, pas encore. Je décidai de ne pas trop m'attarder là dessus et plutôt d'en finir avec Kyllian avant qu'il ne prévienne quelqu'un ou ne réussisse à s'échapper.

Après lui avoir extirper le sort pour guérir Aidan, j'en finissai avec lui. Je n'avais pas voulu effrayer Aidan, c'est vrai que mes actes étaient assez affreux, des actes dont on ne me croirai peu être pas capable, toute cette noirceur que je refoulai. Je n'avais pas envie qu'Aidan me prenne pour un monstre. Je n'arrivai pas à lui parler immédiatement, mais quelques heures plus tard.


Ce que tu as vu de moi a du te surprendre n'est ce pas? J'espère que...je ne t'ai pas trop choqué... Je peux avoir des réactions tellement noires tu sais... même si cela ne m'arrive pas souvent, il faut vraiment que je sois à bout.

Je ne pense as qu'il soit du genre à me rejeter pour cela, et d'ailleurs cette semaine en témoignai bien. Nous avions vécu tant de bonheur, même ma mère semblait aimer Aidan. Je souriais, je riais comme avant, lui aussi riait, nous nous apportions tellement l'un à l'autre. Aidan était en quelque sorte une partie de moi, la meilleure partie de moi. Si certain comme Kyllian faisaient ressortir ce qu'il y a de pire en moi, Aidan lui ne faisait ressortir que le bon en moi. Nous restions chas=que instants ensemble durant cette semaine, fêtant également la guérison de sa jambe. D'ailleurs j'adorai maintenant m'asseoir sur ses genoux, sur l'un e de ses jambe, bizn assez solide pour supporter mon poids, je disais même à Aidan que c'était ma place préféré ou qu'elle soit dans le monde.Mais c'était trop court, trop intense. A son départ,je voyais bien ses yeux qui me suppliaient de l'accompagner, tandis que les miens le suppliait de rester ici, et qu'aucun de nous deux ne dis rien à ce sujet.

Sept longs et pénibles mois passèrent. L'état de ma mère ne changeait pas, ni le miens. L'infirmière qui venait tout les jours pour donner ses médicaments à ma mère semblait elle aussi avoir remarquer le changement en moi. Elle disait que je devait aller voir un médecin, que j'étais peu être malade, mais pas besoin de diagnostic, je savais bien ce que j'avais, c'était la maladie d'amour tout simplement, j'étais en mal d'Aidan, en mal de vivre tout simplement. Avoir vécu tant de choses ensemble, avoir frôlé la mort ensemble, cela pouvait crée des liens si fort entre les gens, comme entre Aidan et moi. Depuis ce qui nous était arriver, nous avions été si proches, et depuis que j'avais goûter de nouveau à sa présence ici, j'avais beaucoup plus de mal à m'en passer que quand je l'avais quitter en Angleterre. Nous continuions à nous écrire souvent. Jarod me confiait encore des missions ici. Sept longs mois donc, avant que ma pauvre mère ne décède.

J'étais seule quand elle mourut. Personne à mes côtés, personne pour m'aider à surmonter ça. J'avais du enterrer ma mère seule. Mais aussi égoïste cela soit il, une nouvelle me remonta le moral. Jarod me proposa de retourner en Angleterre, et de reprendre mon poste en tant que partenaire e combat d'Aidan, et d'ailleurs, j'avais prévu d'être sa partenaire d'autre chose aussi. Nous n'aurons qu'a dire que j'étais en mission secrète pour les rebelles, et que je n'avais jamais quitter Aidan, ainsi nous aurons moins de représailles de la part des autres rebelles. J'avais demander à Jarod de ne rien dire à personne de mon retour, je voulai faire la surprise à Aidan, nous organisions même cela avec son supérieur. Il convoqua donc Aidan dans son bureau je jour de mon retour, j'attendai derrière la porte de la pièce adjacente. Jarod prit la parole, annonçant à Aidan qu'il avait une nouvelle coéquipière vu qu'il avait refusé toutes les autres. Il ajouta que celle là avait été choisie avec soin, et qu'il ne pouvait la refuser. Le chef des rebelles finit par: "je crois que tu l'appréciera". C'est à ce moment là que je passai les portes et fis mon entrée dans la pièce, valise à la main, grand sourire au lèvres.


Bonjour, je suppose que c'est toi mon nouveau coéquipier.

Après cette petite plaisanterie, je posai ma valise et courrai vers lui pour me jeter dans ses bras. Je le serrait fort, l'embrassai sur la joue, le serrai encore et encore. Jusqu'a ce que Jarod ne sorte en annonçant qu'il "nous laissait nous retrouver tranquillement". Aidan ne sembla pas déchoqué de me voir. Il restai les yeux écarquillés, ne sachant pas quoi dire. Un sourire amusa se dessina sur mes lèvres

Et ben alors, remets toi mon Aidan, je suis là pour de bon cette fois!

Sur ses paroles je me hissai sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres. C'est à ce moment qu'il sembla réagir enfin vu comment il prolongea notre baiser, me faisant comprendre à quel point je lui avait manquer, me soulevant du sol, me serrant contre lui sans jamais cesser de m'embrasser.

On fait de nouveau équipe! C'est génial non?

Il m'oberva de haut en bas, me fis tourner sur moi même, comme pour voir si rien en moi n'avais changer. Oh je n'avais pas beaucoup changer, ma peau était légèrement plus pâle à cause du manque de soleil permanent en Russie, mes cheveux étaient plus longs et j'avais perdu quelque kilos à la suite du décès de ma mère, mais cela n'était pas affolant. Il disait que j'était plus belle que jamais, il me serra encore et encore. Tout était si parfait! Jarod nous accorda même notre journée, pour profiter l'un de l'autre disait il. Oh je ne doutai pas que le chef des rebelle savait ce qu'il se passait entre nous, d'ailleurs son regard malicieux d'entremetteur en disait long.

Viens, je t'emmène déjeuné.

J'avais réservé dans le premier restaurant ou il m'avait emmené, lors de la soirée de notre premier baiser. Oh oui, pour de belles retrouvailles c'en était de belles. Et la sublime nuit qui s'en suivie fut le summum de tout. Il était plus passionné que jamais. Même si il avait refusé que nous allions chez lui, selon lui son appartement était en désordre, mais moi ça m'étais égal. Enfin, Jarod avait pris soin de ma garder mon ancien appartement et c'est donc là que nous passions la nuit. Le lendemain fut tout aussi merveilleux, entre caresses et baisers, je l'aimai tellement fort. Nous prenions un petit déjeuné et je m’assayai sur ma place préféré au monde, j'avais l'impression d'avoir enfin retrouver un équilibre. Puis nous nous rendions au QG. Là nous fûmes plus dans la retenue, je n'étais pas fan des baisers et autres en public, préférant garder ça pour l’intimité. Nous étions dans un pièce à mettre au point de nouveaux plans pour nos missions quand une jeune femme blonde, très distinguée et soignée...quoi qu'un peu vulgaire entra dans la pièce. Elle s'approcha d'Aidan. Mais qu'est ce qu'elle lui voulait celle là? Quand elle posa ses lèvres sur celles d'Aidan et lui demanda ou il était passé depuis hier, mon monde s'écroule. C'est comme si on me plantai un couteau en plein coeur. Le regard d'Aidan se dirigea immédiatement vers moi, il était paniqué, perdu, et moi donc... La fille se planta devant moi.

Je suppose que tu es sa nouvelle coéquipière. Je suis sa petite amie, alors gardes tes distances ok?

Mais je ne la calculait même pas. Aidan et moi ne nous quittions pas du regard, mon regard plein d'incompréhension et surtout de douleur. Pourquoi? Pourquoi me faire ça? Qu'est ce que je t'ai fais pour mériter que tu me fasse si mal? Je suffoquai, ma respiration commença à se couper, je transplanai chez moi, j'avais besoin d'air. Allant à la fenêtre le temps de reprendre mon souffle, je fus ensuite écoeurée, si bien que j'allai vomir aux toilettes. Dans un excès de colère, je m'en pris à mon appartement, aux meubles, pour ne laisser que des ruines derrière moi.

Le lendemain réunion général des rebelles. Jarod nous avait réuni dans une grande salle ou se trouvai une grande table ovale...et comme par hasard je fus placé devant lui. Ce monstre! Je ne le regardait même pas, ne le calculait pas, serrant juste la machoire. Jusqu'a ce que sa blondasse n'entre à son tour. N'ayant plus de place libre les vint s'asseoir sur les genoux d'Aidan. Mais c'était MA place préféré! Il semblait gêné, la repoussa même lui disant d'aller s'asseoir plus loin. Quand à moi je ne disait rien, faisant mine de les ignorer. Quand Jarod annonça que la réunion était terminé, je bondi de ma chaise et sorti avant même que quelqu'un ne soit levé. Je partais rapidement mais une main attrapa mon bras. Bien sur c'était Aidan, qui d'autre? Je me dégageai brutalement. Il disait pouvoir m'expliquer, mais je ne voulais pas de ses explications moi!


Va te faire foutre Aidan! Ne me touche plus jamais, la prochaine fois je te jure que je te tue. Je ne veux pas de tes explications, vous formez un très beau couple, absolument charmant, je n'ai pas mon mot à dire. Tu ...tu te souviens de ce que je 'ai dis en Égypte? Que les garçons comme toi ne finissait pas avec des filles comme moi mais plus comme elle. et bien, ça y'est, on y est!

Sa petite amie débarqua peu après.

Qu'est ce que vous faîtes tout les deux?

J'eu un petit sourire ironique avant de la fixer dans les yeux.

Rien du tout, il est tout à toi !

Savait elle cette petite gourde, qu'il l'avait trompé avec moi? Sur ce je transplanai, et j'avais la ferme intention de me venger. Et j'avais si mal,chaque jour était une torture, les voir ensemble me donnai envie de vomir. Aidan essayai toujours de m'attraper en privé pour me parler, mais je l'évitai toujours, j'avais trop mal, et j'envisageai chaque jour un peu plus de retourner en Russie, cette situation m'étais insupportable. Cependant, toute cette douleur me donnait des envies de vengeance. Et mon plan se mit en place quand Aidan devait, sous les ordres de Jarod, passer récupéré un dossier chez moi. Oh je suis certaine que c'est lui qui avait demander ça à Jarod pour pouvoir enfin eme parler, mais j'en avais décider autrement.

J'invitai donc Ethan, que je n'avais pas revu depuis un moment à passer chez moi. Je lui expliqua un peu pourquoi je n'avais plus donner de nouvelle, sans lui parler de ce qui c'était passer avec Aidan. Il ne m’intéressai pas, ce qu'il me racontai me blasai plus qu'autre chose mais bon, j'avais besoin de lui pour ma vengeance. Je couchai donc avec lui sans aucun plaisir. Et le lendemain, alors qu'Ethan dormait encore à moitié nu dans mon lit, Aidan débarqua et ma vengeance commença. Je l'appelai, lui disant de venir chercher les dossiers ici. Et arrivant dans l'entrée de ma chambre il regardai vers nous et se pétrifia. Je lui dis que les dossiers étaient juste là, sur la commode, près d'Ethan. Il serra la mâchoire, et j'avais vu ses yeux devenir brillants avant de transplaner sans un mot. Pourquoi est ce que ça ne me faisait pas plus plaisir que ça? Pourquoi je ne ressentais pas cette satisfaction d’être vengée? Pourquoi j'avais toujours aussi mal? Le lendemain au QG, Aidan essaya encore de m’attraper, maintenant que nous étions plus ou moins quitte je pouvais l'écouter. Enfin quitte, il avait tout de même frapper le premier, il avait aussi frapper plus fort.


Quoi?

Je le fixai dans les yeux, et je revoyais tout ce que nous avions vécu tout les deux, j'avais trop mal, beaucoup trop, et au lieu de le détester et d'être en colère, je l'aimai toujours et j'étais si triste et tellement malheureuse sans lui, j'avais envie de m'arracher le coeur.

~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~ - ~


Il a les yeux sombres desquels ont voit du bleu. Qu’on prend pour l’océan, dans lesquels on voit Dieu. Qui font toucher du bout des doigts les horizons...
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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Mar 21 Fév - 21:54




Je n'avais pas voulu te faire pitié ou que tu compatisses à mon sort lorsque tu me retrouvas dans ce cachot, enfermé avec toutes mes inquiétudes, mes peurs même. Tu te permis cependant même de me taquiner, certainement heureuse de la situation actuelle, maintenant que j'étais en liberté et surtout vivant. Il était vrai que ma question paraissait stupide à première vue, mais j'étais tellement habitué aux attaques retorses des mangemorts que je préférais m'en assurer. La peur n'était peut-être pas ma compagne de tous les jours, mais ces derniers temps... elle avait été mon amante secrète, celle que je repoussais sans qu'elle ne veuille partir. Tu ne savais qu'un maigre résumé de ma précédente captivité, tu ne pouvais réellement comprendre pourquoi l'idée d'y retourner me retournait tant les sangs, me terrifiait et me faisait perdre le discernement dont je faisais habituellement preuve. Si cela avait été Kyllian, même sous Polynectar, il ne m'aurait jamais embrassé ainsi, comporté exactement comme tu en avais l'habitude. Au moins, tout cela était fini maintenant, pour le moment, et tu réussis même à récupérer le contre-sort pour enlever ma blessure à la jambe avant que Kyllian soit tué par tes soins.

Non, je n'étais pas réellement choqué par la violence de tes actes, de ton attitude et par ton meurtre de sang-froid. J'avais été bien plus choqué par ce qui s'était passé avant, et seuls les souvenirs ramenés par l'odeur dégagé par les brûlures que tu lui infligeais m'avaient fait du tort. Pour toi... Dire que tu n'aurais pas dû faire cela aurait été de l'hypocrisie, sachant que je n'aurais pas fait mieux si j'avais été à ta place. Il t'avait fait du mal, s'en était pris à toi d'une manière que je n'osais même pas imaginer alors pourquoi ne pas le punir pour ses actes ? Je t'avais serré contre moi pour te rassurer, en plus de mes paroles que je voulais rassurantes.


Tu as fait ce qu'il fallait faire. Je ne suis pas moins sanguinaire et incontrôlable que toi finalement, et je ne pense pas que nous soyons des monstres de vouloir nous venger des torts que l'on nous cause.

Je prouvai bien que je ne t'en voulais absolument pas en restant toute la semaine avec toi, chez ta mère, je te laissais te blottir contre moi, t'asseoir sur mes genoux comme tu semblais apprécier, faire de moi ta chose presque, dans le lit comme ailleurs. Ceci expliqua certainement la difficulté de notre nouvelle séparation qui serait certainement définitive, ou très longue, trop longue pour moi.

C'était en repensant à tout cela que je ne pouvais que m'atterrer d'avoir cédé, après plusieurs de mois de lutte, face au quasi-acharnement de ma mère à me sortir de cet état taciturne dans lequel je m'étais réfugié. Aimy pouvait être certes élégante avec sa longue chevelure blonde toujours impeccable, elle ne pouvait de toute façon pas te remplacer, même si elle avait été la plus passionnante des demoiselles. Elle n'avait pas ce petit plus qui m'avait fait aussitôt m'intéresser à toi, et me semblait aussi passionnante que du gravier. A mes yeux, elle était même comparable à une description que j'avais entendu d'un ancien ami né-moldu : un Kinder Surprise, attirant à l'extérieur, mais creux et inintéressant à l'intérieur. Tu m'ennuyais, me désespérais, et je ne pouvais cependant que lire tes courriers en secret pour qu'ils m'apportent la bouffée d'oxygène dont j'avais besoin, et une occupation en-dehors du travail en te répondant. Parce que passer du temps avec sa petite-amie semblait certes normale... mais me forcer à faire les boutiques ou à subir des conversations inintéressantes au possible m'était pas fait pour moi. Tu semblais peut-être parfaite... pour un homme toujours absent et loin de toi, comme une petite servante de maison qui savait accueillir seule ses amies. Moi, je n'avais jamais voulu d'une femme pareille, je préférais une personne qui me comprenait réellement et qui travaillant autant que moi. La seule chose qui me faisait sourire dans cette situation était d'imaginer sa réaction si elle savait que je la trompais en pensée, et si elle découvrait mes côtés plus sombres de ma personnalité : j'étais persuadée qu'elle partirait en courant, ou trouverait toutes sortes d'excuses farfelues pour ne pas assumer ses visions.

C'était un de ces jours d'ennui que Jarod me fit venir dans son bureau, certainement pour une nouvelle mission ou une nouvelle idée pour que j'accepte de travailler de nouveau en binôme. J'étais déjà prêt à refuser cette nouvelle offre qui confirmait ma seconde hypothèse, mais la porte s'ouvrit et je te vis entrer dans la pièce en annonçant que tu étais ma nouvelle coéquipière. Je restai totalement figé, partagé entre la joie de te voir de nouveau, et le désespoir et la colère mêlés à l'idée des problèmes que ma blondasse de soi-disant petite-amie allait nous causer. Bon sang, qu'est-ce que Jarod avait fait ? Il était certainement la seule personne à accepter le fait que nous étions en couple, et voilà qu'il me donnait un coup de poignard dans le dos. Je ne savais même pas comment réagir maintenant, ne sachant pas si je devais quand même te serrer dans mes bras et faire comme si de rien n'était, ou de prévenir de suite de la situation dans laquelle je me trouvais. Tu décidas à ma place en m'embrassant sur les lèvres : il fallait que je sois lâche pour toi, pour notre bonheur temporaire, et je laissais enfin libre cours à ma joie et à ma passion devant un Jarod qui devait certainement jubiler de me voir ainsi coincé entre deux situations opposées. Moi qui avais toujours dit être un homme fidèle, droit et honnête parjurait toute ma morale rien que pour toi. Il nous laissait même la journée entière pour "nous retrouver", mais moi, j'avais plus envie de lui faire retrouver la mort qu'autre chose à ce moment précis.

Même si cette journée et cette nuit furent parfaites avec des retrouvailles plus que fougueuses, je ne pouvais m'empêcher de culpabiliser à l'idée que tu découvres le pétrin dans lequel je m'étais fourré. J'aurais voulu réussir à t'en parler directement, que tu ne l'apprennes pas de la bouche d'une autre personne, mais je n'en eus pas la force, et ce qui devait arriver arriva. Tu l'appris de la bouche d'Aimy qui avait pour une fois décidé de sortir de la maison Barbie pour venir me chercher, m'embrasser sur la bouche et te dire de rester à distance. Je te jetai un regard épouvanté, mais ce n'est rien comparé à toi qui semblait avoir été frappé par la foudre. Je n'eus même pas le temps de m'expliquer que tu étais déjà partie, sous le regard satisfait d'Aimy qui semblait se complaire de la situation.


Si tu étais une véritable rebelle, tu sauras que j'ai plus de temps à passer avec ma coéquipière qu'avec une petite-amie qui ne sait parler que de trucs de fille et qui n'est accepté que parce qu'elle est de la haute et peut nous avoir des infos ainsi. Dégage, je bosse maintenant.

Ce n'était pas ma première fois que je lui jetais des paroles blessantes à la figure, mais j'étais tellement furieux de son irruption que je n'allais pas prendre des gants, même si ses yeux se remplirent de larmes de crocodile et que tu décidas de m'insulter de tous les noms avant de partir enfin. Elle continua pourtant le lendemain en voulant s'asseoir sur mes genoux, chose qu'elle ne faisait jamais en ton absence, mais je la repoussas fermement et sèchement, gêné cependant de m'exposer ainsi devant les autres et surtout devant toi. Je voulus même m'expliquer avec toi juste après la réunion, mais tu m'envoyas balader juste avant que l'autre blondasse arrive et que tu ne me poignardes en disant que j'étais tout à elle. Bon sang, elle devait jubiler et moi... J'avais mal. J'avais envie de dire à Aimy que c'était fini, que je la quittais, mais j'étais trop lâche pour te courir derrière en étant en plus persuadée que tu n'accepterais pas mes excuses.

Tu continuas même à me blesser lorsque je vins chez toi, ayant réussi à avoir une bonne excuse pour venir chez toi afin de récupérer un dossier important. En effet, tu semblais l'avoir mis exprès dans ta chambre... où était un homme, que je reconnus être Ethan, allongé dans ton lit et visiblement nu. Pourquoi cela faisait-il autant mal de te voir presque satisfaite de tes coups tandis que je ne savais que faire pour me défendre ? Étais-tu si fière que cela de me frapper pour m'achever alors que j'étais déjà à terre ? Je m'en allai cependant sans un mot, blessé à un point que je n'aurais jamais cru possible. Aimy en fit encore une fois les frais alors que je dormis cette nuit-là dans le canapé, aucunement d'humeur à jouer la comédie dans un simulacre d'amour.

Le lendemain, j'avais au moins décidé de tenter d'éclaircir les choses, au moins pour que nous nous séparions définitivement dans un semblant d'entente qui ne viendrait jamais. Tu n'avais pas été particulièrement aimable lorsque je te retins, même si tu ne partis pas loin de moi comme d'habitude, et je te fis signe d’entrer dans une salle non loin, la fermant à clé et plaçant toutes les protections pour que cette conversation reste secrète et surtout privée. Je ne voulais pas de nouveau être interrompu par Aimy, et je me fichais bien de ces crises de jalousie : ce n'est pas comme si je l'avais aimé un jour après tout, contrairement à toi. J'avais eu du mal à commencer de parler, mais les mots semblaient ensuite couler tout seul de ma gorge.


Je suis désolée d'avoir été aussi stupide Belinda. Je veux que tu saches que je n'aime pas cette fille et que je ne l'ai jamais aimé. Tu sais... Tu ne revenais pas, et ma mère commença à me presser de plus en plus à sortir de mon mutisme en trouvant une autre pour te remplacer mais moi... Je ne voulais pas. Cependant, il y a un mois, j'ai cédé, je n'en pouvais plus, et ce jour-là, ma mère me présentait Aimy. C'est tout le contraire de toi, une vraie potiche inintéressante et fade au possible... et je crois bien que je la hais même. Je n'ai aucune affection pour elle, contrairement à ce qu'elle et les autres croient, mais je n'ai joué ce rôle que pour leur faire penser que j'allais mieux et qu'ils me fichent la paix. J'aurais voulu te le dire dès ton retour... mais je n'ai pas pu. Je me disais que cela pouvait attendre, je ne voulais pas te blesser dès ton arrivée... mais finalement j'ai été devancé de bien mauvaise manière. Elle sait pour ce qui s'est passé entre nous deux vu qu'elle était déjà rebelle au moment... mais cela ne lui donne aucun droit sur moi, quoi qu'elle dise. Elle se croit protégée comme elle est de la haute... mais je me fous de son statut moi ! Elle ne sait rien faire hormis traîner avec ses amies, être riche et aller dans des soirées de riches pour avoir des informations sur les rebelles. Et je peux te dire que cela est parfaitement ennuyeux, plus encore que celle où nous nous sommes incrustés... puisqu'elle se sent obligé de tout contrôler, en particulier moi. Je ne te demande pas de me croire si tu décides de m'en vouloir définitivement... mais je voulais au moins te le dire.


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Je défierai le temps tant que tanguent nos instants
Suspendus au ciel vers l'essentiel
Dans le gloire de l'histoire naît l'éternel

J'inverserai les choses acculant les puissants si j'ose
A leurs vieux discours dans ce nouveau jour
Ca ira mon amour pour toi

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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Mer 22 Fév - 14:11

Même si je connaissais la noirceur que pouvais contenir Aidan, celle que je pouvais lire dans ses yeux parfois, ses yeux qui reflétaient parfois sans qu'il le sache les profondeurs de son âme, je fus cependant un peu surprise de voir à quelle rapidité et avec quelle facilité il acceptai mes actes, mon meurtre, tout ce qu'il avait pu voir. Comme il le soulignait nous n'étions pas si différents lui et moi, et nous n'étions que des humains, peu être légèrement étranges, voir hors normes, mais humains malgré tout, et nos émotions pouvaient prendre le dessus; comme la soif de vengeance.

Si seulement la vie pouvait être comme cette semaine, toujours être comme ça, la vie serait parfaite, et moi je serai heureuse enfin. Sauf qu'il semblait que je n'étais pas faite pour le bonheur, et que toutes les personnes que j'aimai finissaient par m'être arracher un jour ou l'autre, et Aidan n'échappai pas à la règle. Si seulement ma mère n'était pas si malade, je serai partie avec lui sur le champs. Mais si je pouvais être une tueuse froide et sanguinaire, je savais aussi avoir beaucoup de coeur par certain moment, et je ne pouvais pas laisser ma mère seule dans cette situation, je ne me le serai jamais pardonné. Je pouvais être très égoïste comme très généreuse, et je pouvais également être très rancunière. Le seul pardon que j'ai accordé fut à ma mère, que j'aidai aujourd'hui malgré notre passé.

Une fois de plus l'étrangeté de ma personnalité se faisait ressentir car j'étais en même temps triste et effondrée de la mort de ma mère, et heureuse de retourner en Angleterre pour retravailler pour les rebelle et surtout avouons le, pour retrouver Aidan. Même si les sept longs mois loin de lui m'ont paru interminables, quand je le retrouvait j'avais l'impression qu'hier encore nous étions ensemble, c'est comme si on ne s'était jamais quitté. Je ne pouvais contenir ma joie même devant Jarod de revoir Aidan, même si le chef des rebelles comprit rapidement et s'éclipsa pour nous laisser seul, et nous accorda même notre journée. Ce fut comme cette semaine en Russie, c'est comme si avec lui tout me réussissais, je me sentais mieux avec lui, plus légère, plus sereine, et moins sombre. Jusqu'au lendemain, ou le ciel me tomba sur la tête quand cette fille vint l'embrasser sous mes yeux et m'annoncer fièrement qu'elle était sa petite amie. Sur le coup, j'étais incroyablement en colère, et surtout, encore plus fort que cette colère, j'avais mal, j'étais triste, je me sentais soudain si mal dans ma peau, dans ma tête, j'avais envie de mourir.

Les jours passèrent, et plus je le voyait plus je dépérissais. Même ma petite vengeance ne suffit pas à m'apaiser. Je l'aurai cru pourtant, habituellement, quand quelqu'un me fais du mal, je me venge et ça va mieux, mais là, c'était de pire en pire. Devant tout le monde, je faisais la fière, comme toujours, la tête haute même quand je passai devant Aidan et sa potiche. Mais dans l'intimité, oh dans l'intimité 'était autre chose. Je passai toutes mes nuits à pleurer, je n'arrivai plus à dormir, je n'avais plus plaisir à rien, je ne souriais, ne riais plus jamais depuis ce qu'Aidan m'avais fait. Je pensai toujours à lui, tout le temps, à chaque instants, et tout cela m'obsédai, j'y réfléchissais tellement que j'en arrivai à me dire que je ne devais pas lui en vouloir, que finalement, avec ce que je lui avait dis à mon départ, qu'il trouverai une autre fille, je l'avais un peu pousser dans les bras de cette Aimy, qu'il avait bien le droit de refaire sa vie, qu'il n'allai pas m'attendre. Puis la douleur me lançai de nouveau, et je lui en voulais de nouveau. Puis le lendemain de ma vengeance je me décidai enfin à lui accorder le privilège de me parler et d'oser s’expliquer comme il le disait. Il était désolé d'être aussi stupide et n'avait jamais aimer cette fille hein?


Ah parce que tu as déjà aimer quelqu'un à part toi peu être? T'es vraiment qu'une ordure.

Oui j'étais dur, oui je lui disais des paroles blessantes, oui je l'insultai, mais je crois après ce que lui m'avais fais, il n'avait pas vraiment son mot à dire. Il continua en disant qu'il avait juste cédé à la pression de sa mère, et qu'en plus moi je ne revenais pas, mais pour ce qui est de l'attente de chacun, j'avais envie de lui rappeler que moi j'avais SU être patiente.

Et toi alors, quand tu es partis pendant 5 mois, alors que nous n'étions même pas encore ensemble, est ce que j'avais un autre petit ami à ton retour hein? Je t'ai attendu moi. Si encore, je ne t’écrivais pas, ou si j'étais partie depuis deux ans, j'aurai compris, parfaitement, je ne suis pas assez stupide pour croire que tu aurais pu m'attendre, mais là, ça fait sept mois, et on s’écrivait chaque semaine! Tu ne m'a jamais fait comprendre dans tes lettres que tu avais quelqu'un d'autre, et qu'il fallait que je t'oublie. Pourquoi tu ne m'a jamais parler d'elle? J'aurai au moins éviter cette humiliation et cette...souffrance! Je ne serai jamais revenue si j'avais su!

Il se mit en plus à dénigrer sa chère petite amie adorée. Aidan disait n'avoir aucune affection pour elle, là détester, il disait aussi que tous les autres, elle y compris pensaient le contraire...

Ah oui? Et qui me dis que ce n'était pas pareil pour moi? Si ça se trouve, quand on était ensemble tu allais voir d'autre femmes en leur disant que tu n'aimai pas ton idiote de petite amie, tout ça pour qu'elles finissent par te céder. Combien de fois tu m'a tromper?

J'étais froide, méchante, je lui criai dessus alors qu'il essayait de se justifier et que je trouvais un rempart à chacune de ses excuses. Je l'écoutai dire qu'il avait voulu me le dire tout de suite, que je ne le découvre pas ainsi. Qu'il n'avait pas voulu ME BLESSER? Que cela était mieux pour moi si il me le cachait encore un peu?

Tu OSES dire que c'est pour mon bien que tu ne me l'a pas annoncer immédiatement? Je crois plutôt que c'est parce que t'avais envie de me baiser avant! Tu voulais d'abors prendre ton pied avec moi sans que je en sache rien. Et oui fois que t'as eu ce que tu voulais tu pouvait aller retrouver ta petite princesse. Tu me dégoûte!

Une fois de plus il se mit à dénigrer sa petite amie, la faire passer pour une petite écervelée dont il se fichait éperdument. Cette fois je l'écoutai jusqu'a la fin, pour finir avec un malheureux " Je ne te demande pas de me croire si tu décides de m'en vouloir définitivement... mais je voulais au moins te le dire."... Mon ton redevint calme.

Pfff... alors c'est tout! Tu ne te bats pas plus que ça? Après tout ce qu'on à vécu, après avoir failli trouver la mort l'un pour l'autre, j'ai juste droit à ses pauvres mots? Décidément, tu me déçois me bout en bout.

Oui, j'avouai très intérieurement que j'aurai voulu qu'il se jette à mes pieds comme un chien, qu'il implore mon pardon, qu'il me hurle qu'il m'aime plus que tout au monde, qu'il était prêt à me décrocher la lune comme il me l'avait si hypocritement chantonner dans cette maudite chambre d'hôtel. Tout remontai à la surface, j'allai exploser, je repensai à tout ce que nous avions vécu, je repensai à ses scènes ou je le voyais avec elle, tout craqua, dans un élan de souffrance et de colère, je le giflai, le regrettant juste après. Lui ne bronchait pas, ne disait rien, encaissant juste le coup, une marque rouge à présent sur sa joue, alors que mes larmes se mirent à couler et ma voix se brisa.

Tu peux... Tu peux me dire pourquoi ça ne me soulage pas de te faire du mal? J'ai beau m'être venger, j'ai beau t'avoir frapper, ma douleur ne disparais pas. Elle est de pire en pire. Mais qu'est ce que tu m'a fais?

C'est à ce moment là, le voyant commencer à craquer lui aussi que je me jetai dans ses bras, entourant sa taille de mes bras.

J'avais prévu tellement de choses pour nous deux, ont aurait pu être tellement bien ensemble, pourquoi t'as tout gâché Aidan, pourquoi?

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Il a les yeux sombres desquels ont voit du bleu. Qu’on prend pour l’océan, dans lesquels on voit Dieu. Qui font toucher du bout des doigts les horizons...
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MessageSujet: Re: [Alternatif]In an other life   Mer 22 Fév - 21:53

Bon sang, si tu savais combien je pouvais comprendre ta colère à mon égard ! J'avais joué pour tenter de calmer certains problèmes, mais cela n'avait fait qu'en raviver d'autres, et je n'étais heureux dans aucun des deux cas, seul ou avec Aimy. Quand j'étais seul, j'étais en permanence tenu par la pression et la tristesse, et avec Aimy... J'avais la tristesse et l'ennui, souvent associé à de la colère. En choses les plus graves, elle m'avait demandé de mettre Altaïr en cage pour qu'il ne vole pas partout et ne tente pas de lui faire de mal, m'obligeant à le laisser dehors sous peine qu'elle lui fasse du mal, mais n'avait pas encore osé s'en prendre à Diablotin malgré les coups de griffe qu'elle avait déjà reçus. Je pouvais encore accepter que l'on tente de me plier sous le joug, même si cela était difficile, mais je refusais que l'on s'en prenne à eux si je pouvais l'éviter. S'ils t'avaient accepté, j'avais cru comprendre que ce n'était pas le cas de la blonde, et je m'en satisfaisais intérieurement : ils faisaient bien écho à mes pensées à ce sujet.

Je savais que je n'aurais jamais dû commencer par de simples excuses, banales et qui sentaient fausses même si ce n'était pas le cas. Tu m'avais insulté au lieu de me pardonner et cela... Je l'acceptais également, contrairement à d'habitude. En temps normal, je t'aurais déjà fait comprendre physiquement que tu avais tort de me parler ainsi... Mais n'avais-je pas été égoïste en agissant ainsi ? J'avais pensé à mon bien-être, à ne plus être tendu, en me fichant ce que tu pouvais bien penser en apparence. Oui, j'avais semblant de me ficher de ta réaction si tu venais à le savoir, mais j'y avais pensé, trop pensé pour être n jour serein à cette idée. Je savais que tout cela n'allait rien donné de bon, et j'en avais la preuve maintenant.


Tu peux me qualifier de la sorte oui. J'ai fait croire à tout le monde que je t'avais oublié et que j'aimais Aimy rien que avoir la paix alors... je suppose que j'en suis une à ton sujet.

En réalité, l'excuse du temps n'était pas véritablement un bon argument vu la manière dont tu me le retournas. Non, toi, tu n'avais jamais cédé pendant ma captivité de plusieurs mois, tu n'avais jamais couché avec un autre homme même par complaisance alors que moi... Je t'avais trompé, sans plaisir certes, mais ce n'était qu'une vulgaire tromperie. Je pouvais dire tout ce que je voulais pour minimiser ma faute, je savais intérieurement la vérité à ce sujet. Comment t'expliquer sans que tu t'énerves que je ne voulais pas t'en parler justement ? Je m'y risquai avec hésitation.

Je voulais que tu reviennes justement. Je ne t'en ai pas parlé en me disant que je pourrais régler le problème d'Aimy si tu revenais, mais ton arrivée m'a pris par surprise en vérité. Je ne dis pas que je voulais l'avoir en t'attendant, loin de là ! Juste l'avoir pour ne plus avoir cette pression, mais envoyer tout balader à ton retour pour tout reprendre comme avant. Je ne comprends pas pourquoi Jarod a agi ainsi alors qu'il savait le problème, il n'a jamais dû être dupe.

C'était bien une chose dont j'étais sûre : Jarod avait forcément su que je n'étais pas bien avec Aimy, moins encore que quand j'étais seul avec ton souvenir, mais il ne m'en avait pas parlé, comme d'habitude. Cette petite comédie avait certes été efficace pour tout le monde, mais pour lui... Il était trop clairvoyant pour ne pas le comprendre, lui qui semblait tout savoir sur tout le monde. Tu m’attaquas d'ailleurs même sur cela, osant même dire que j'avais pu agir de la même manière avec toi, ce qui m'agaça malgré ma situation précaire. Comment oser dire que je ne t'aimais pas alors que j'avais continué à écrire, oser dire que j'avais en quelque sorte joué les menteurs avec toi, ne pas avoir été franc à ton égard ? Cela te déservait, et j'étais déçu que tu puisses penser cela, ce qui devait bien se ressentir dans mes propos.

Penses-tu que je me serai mis en couple avec toi si je ne t'aimais pas ? Que je serai venu te chercher en Russie, quitte à y passer ? Que j'aurais continué à t'écrire si cela avait été le cas ? J'ai peut-être préféré ne pas te parler de la galère dans laquelle je me suis mis, mais cela ne fait pas de moi un menteur en permanence dans la vie !

D'accord, avouons-le, te dire que j'avais fait cela pour ne pas te blesser n'était pas des plus fins et légitimes, mais cela avait été ma seule idée sur le moment et je la regrettai. Je n'avais pas eu les bonnes raisons pour te cacher cela, je l'avais compris... Mais pourquoi me donner le rôle d'un salaud uniquemrnt par dépit et par colère ? En plus de cela, tu osais sous-entendre que j'aimais la luxure et les coups d'un soir, ce qui m'aurait fait voir rouge si je n'avais pas été si gêné de la situation.

Moi, coucher avec toi une fois, pour te l’annoncer ensuite et retourner avec elle ? C'est vrai que j'ai dû avoir des dizaines de conquêtes dans ma vie, rien que pour prendre mon pied... Je le prends même en solitaire quand je n'ai pas de jeune femme sous la main...

J'avais été froid et blessant certes, mais je m'étais tout de même retenu pour tourner cela en dérision pour que tu comprennes le ridicule de la situation. Non mais sérieusement... m'accuser d'homme infidèle était déjà difficile même si cela avait été le cas en quelque sorte, continuer avec l'insulter de l'homme à femmes était bien plus que je ne pouvais le supporter. J'avais même baissé les armes, te laissant choisir et prendre ta décision, mais tu semblais... déçue.

Oui, c'est tout. Je ne sais pas ramper face aux gens Belinda, et je veux que toi seule prenne la décision de rester avec moi ou non. Je doute avoir le droit de le faire de par mes actes alors... Je tente déjà d'assumer mes actes alors que je culpabilise alors je ne veux pas en plus être responsable de notre séparation si tu le décides... même si je n'ai pas envie que tu partes de nouveau. Je peux même quitter Aimy sans problèmes si tu me le demandes, quelque soit le moment où tu le voudras.

Aïe, mauvaise réponse. Je venais de me prendre une gifle bien sentie que je n'avais pas vu venir et qui me cuisait maintenant affreusement. Tu n'y avais pas été de main morte, on ne pouvait pas dire le contraire, mais c'était la honte qui me faisait le plus mal, la honte de te faire pleurer et craquer ainsi. Tu étais forte pourtant, et réussir à te faire pleurer signifiait que je t'avais blessé très profondément, trop profondément pour être pardonnable à mon avis. Te voir même te poser des questions sur le pourquoi de ta souffrance me brisait le cœur, et je tentai de retenir mon envie de te serrer dans mes bras pour tenter de te consoler, même si cela était une mauvaise idée vu que tu me repousserais très certainement.

Je suis tellement désolé Belinda... Jamais je n'aurais voulu que cela se passe ainsi, je voulais juste... que les autres me fichent la paix, pouvoir t'aimer même en cachette quitte à ne plus avoir la pression. Je suis désolé de ne pas avoir plutôt résisté pour que tu sois fière de moi ou du moins, heureuse.

Quand tu me pris dans mes bras, cela me calma autant que cela me surprit, cela vous laissait imaginer la détente de mes nerfs. Te laissant pleurer, je te serrai doucement contre moi, histoire de sentir ta présence tandis que tu semblais pourtant penser que plus rien n'était possible. Je me mis cependant à oser tenter un petit coup pour tenter de tout remettre dans le bon sens, ou du moins une partie.

Mais il y a encore un nous, nous ne serions pas là sinon. Comme je te l'ai dit, il te suffit de le demander et je quitte Aimy, pour me remettre en couple avec toi. Je me fiche des autres si tu es là avec moi.

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