~~ Pensine ~~ Maison soutenue: Sans choix Niveau Magie: N8=Adulte Vos Doubles Comptes:
Sujet: Retrouvailles [Elena] Lun 16 Jan - 15:37
« Comment ça vous démissionnez ? Monsieur Kark vous venez de rentrer de votre mission diplomatique et celle-ci s’est déroulé sans encombre. Je ne comprends pas votre geste. Vous m’écoutez monsieur Kark ? »
Un jeune homme d’origine asiatique se tenait devant lui, il lui adressa un petit sourire narquois puis se leva de sa chaise.
« Au revoir Monsieur le directeur. » Il tourna les talons et sortit du bureau.
Début Janvier 2003, un grand manteau neigeux avait recouvert toute la Grande-Bretagne, il venait de sonner 18h. Motoki avait ouvert les yeux, il avait balayé la pièce où il se trouvait du regard, il n’était pas dans un bureau, ni débout. Il était couché sur un lit et s’y était endormi dessus. Il s’était relevé péniblement et avait aussitôt tendu sa main vers la table de chevet, il avait pris son paquet de cigarette et en sortit une pour l’allumer. Il se redressa sur ses jambes et souffla un nuage de fumée. Il faisait des rêver vraiment bizarre en ce moment !
Motoki était rentré après deux mois d’absence durant les quels il n’avait donné aucune nouvelle aux gens qu’il côtoyait en dehors de son département du ministère. Il avait accepté une mission diplomatique entre le Japon et l’Angleterre, il avait dû se rendre dans le pays d’origine de sa mère. Etrangement au début il ne voulait pas de cette mission qu’on lui avait proposé, mais il était revenu sur sa décision et l’avait accepté au tout dernier moment.
Il s’était éloigné volontairement de l’Europe pour fuir la juridiction de Lord Aegnor, évidemment il n’avait pas prévenu son maitre qu’il tranplanait pour le Japon durant deux mois et il redoutait que sa punition sera sévère surtout qu’il avait posé sa démission au département des relations internationales dès qu’il était rentré sans aucune raison valable alors qu’il avait fait un excellent travail durant ces deux mois. Il devait bien mystérieux et on le soupçonnait d’être devenu un peu fou. De son côté Motoki n’avait fait aucune déclaration, il était parti du ministère par la petit porte et cela semblait lui convenir. On le retrouva cependant dans un autre poste en tant que professeur de Sortilège à l’établissement Bellarma. Beaucoup de ses anciens collègues disaient de lui qu’il avait quitté le ministère pour l’enseignement juste pour user de ses charmes sur les étudiantes, mais cette possibilité semblerai fausse, car Kieran Leroy était très sélectif au niveau de ses enseignants, si Motoki n’avait pas les capacités nécessaire pour donner des cours il n’aurait pas été pris. Donc personne ne sait qui se passe dans la tête du jeune homme et c’est plutôt normal, il est connu pour ne pas étalé ses sentiments et de ne pas être franc.
On le retrouve sortant de son appartement de fonction, son sac sur son épaule, il se dirige vers le bibliothèque toujours la cigarette au bec. Arrivant la salle, il écrasa sa cigarette dans un cendrier portable qui sortit de sa poche puis entra à l’intérieur. Elle ressemblait à si méprendre à celle de Poudlard, mais en un peu plus grand. Il s’installa à une table, posa son sac dessus et en sortit des parchemins. Plume en main il commença à gribouiller sur le premier sans grande concentration, il était avachit sur sa chaise, le regard ennuyé sur le parchemin. Soudain il entendit des pas derrière lui, il ne bougea pas.
« Si vous avez des questions, vous pouvez venir me voir à la fin des cours pas après, miss Maxwell. » Dit-il sans arrêter d’écrire.
~~ Pensine ~~ Maison soutenue: Bellarma Niveau Magie: N7,5=Etudiant Vos Doubles Comptes:
Sujet: Re: Retrouvailles [Elena] Sam 4 Fév - 9:44
Il était seulement onze heures du matin et Elena sentait déjà l’alcool. Les moments où elle ne buvait pas étaient de plus en plus courts et ceux où elle buvait étaient de moins en moins espacés. Lorsqu’elle n’avait pas bu depuis « trop » longtemps, elle se mettait à trembler de tous ses membres et devenait assez facilement agressive, ce qui n’avait jamais été le genre de l’étudiante. Elle faisait chacun de ses petit-déjeuner au whisky, elle se levait même parfois pendant la nuit avec un intense besoin de boire. Son seul moyen de réduire sa consommation d’alcool était de fumer, et elle ne fumait pas que de la cigarette. Traduction, soit elle sentait l’alcool, soit la cigarette, soit n’importe quelle autre substance illicite fumable… voire un peu des trois.
Ses cours de l’après-midi, elle les avait tous sécher, et elle n’avait pas eu envi de se rendre au cours de sortilèges. En fait, elle ne s’y était rendu que deux ou trois fois, mais voir Motoki la considérer comme une parfaite inconnue la vexait particulièrement. En cours : d’accord, hors des cours : pas d’accord. Et puis… sans se mentir, il était très bel homme, et trop d’étudiantes bavaient devant lui et Elena n’appréciait pas vraiment ces groupies, mais que pouvait-elle faire ? Motoki vivait sa vie et elle faisait la sienne. Ils avaient vécu de bons moments ensemble mais ce n’était qu’une relation charnelle. Cependant, le fait de ne plus avoir la moindre nouvelle de lui du jour au lendemain, et, pendant plusieurs mois l’avait… non pas chamboulé, mais disons… perturbé, et plutôt vexé. Cela faisait quelques jours qu’elle songeait à l’attraper en fin de cours pour demander des explications, mais elle ne l’avait toujours pas fait…
Son après-midi, elle l’avait passé entre une bouteille de rhum et plusieurs paquets de cigarette. En fin d’après-midi, elle prit la peine de prendre une longue douche et c’est les cheveux mouillés qu’elle aperçut Motoki et le suivi jusqu’à la bibliothèque deux minutes plus tard. Elle se dépêcha, mais arrivée devant les portes, elle ralentir et c’est presque timide qu’elle pénétra dans la bibliothèque – mais n’exagérons pas, c’est Elena tout de même –. Elle eut un petit sourire au coin quand son ancienne aventure la reconnut sans même se retourner.
« C’est pas à mon prof que je viens parler… Et puis on est dans la bibliothèque, qui dit que je viens te… vous voir… et ne pas simplement réviser mes cours ? »
Elle fit le tour de la table pour se retrouver face à son professeur de sortilèges. Elle tira la chaise, elle plaça le dossier face à elle, assise face à Motoki, elle avait un léger air de reproche dans le regard, mais sa voix resta très neutre.
« Ça fait un moment que j’ai pas eu de nouvelles… »
~~ Pensine ~~ Maison soutenue: Sans choix Niveau Magie: N8=Adulte Vos Doubles Comptes:
Sujet: Re: Retrouvailles [Elena] Sam 3 Mar - 22:44
Cette odeur… Malgré tout ses efforts pour la cacher, Elena sentait l’alcool à plein nez. Elle avait le visage fatigué et les yeux humides, elle était en manque de sommeil et Motoki savait très bien que ce n’était pas à cause des révisions. Cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vu, deux mois déjà. Etrangement elle lui avait un peu manquée, il appréciait sa présence et les folles nuits qu’ils passaient ensemble, des bons souvenirs, mais ce n’était que pour ça non ? Alors pourquoi pour son premier cours avec les premières années de Sport au moment il l’avait appelé et croisait son regard, son cœur s’était serré quelque instant… Il était devenu trop sentimental, s’inquiétait pour cette fille cela ne le ressemblait pas du tout. Il l’avait connu alors qu’elle était encore à Poudlard, il avait couché avec elle par méprise sans vraiment le vouloir, quand on abuse beaucoup de la boisson on fait des choses qu’on n’aurait jamais passé pouvoir faire. Okey pour un coup d’un soir, mais le soucis c’était que ce petit coup devait un gros coup d’un soir. Il la revoyait régulièrement, parfois pour parler de tout et de rien, parfois ça se terminait en une nuit torride au lit. Motoki avait réussi à mettre un certain nombre de femmes dans ses draps, venant de toutes les couches sociales, allant de fraichement majeure à la femme mûre. Alors pourquoi de toute ces femmes, la seule dont il arrivait à se rappeler de son prénom dès le matin après leur première soir, était cette ancienne Gryffondor qui se trouvait devant lui ?
Il s’arrêta d’écrire et se décida à réellement lever son regard sur l’étudiante. Malgré tout ses efforts pour cacher son piteux état, il voyait le contre coup du mélange de la drogue, cigarette et alcool. Comment avait-elle sombré autant, elle qui se considérait comme une reine à Poudlard ? Cette descente au enfer l’intriguait et l’attristait… Il était devenu sentimental, il devait se ressaisir avant de tomber dans la niaiserie la plus totale, il devait la voir comme son élève et après tout cela fait deux mois qu’il ne s’était pas vu sans vraiment penser à elle, c’était sûrement « l’émotion » de la retrouvaille rien de plus. Il redressa sur sa chaise et lui adressa un petit sourire de coin pour répondre au dire son étudiante.
« J’étais occupé, j’avais des choses à régler. »
Il était entrain de se justifier… Quel idiot ! Il aurait dû être impartiale avec elle et la remettre dans le droit chemin. Lui disant qu’il s’était bien amusé durant leur nuit, mais que maintenant c’était fini. Il était son professeur et leur relation doit être normale, comme celle entre un enseignant et son élève, non comme un homme et une femme qui ont des rapprochements charnelles. Mais il ne pouvait pas, la voir dans cette état lui était insupportable, gâcher un si beau corps ou visage. S’abimer la santé en prenant de la drogue. Motoki fumait beaucoup, mais n’avait jamais touché à ce genre de choses qui ne l’attirait pas. Préférant l’alcool on avait juste une grosse migraine le lendemain matin, mais on arrivait à ce souvenir un minimum des 24h précédentes, contrairement à la substance de moldus. Il soupira et posa sa plume. Il se rapprocha légèrement de sa table pour que Elena l’entende clairement.
« Parlons plutôt de toi. Qu’est-ce qui t’arrive ? Tes notes sont en chute libre, tu sèches – ça passe encore – Et quand tu nous fais l’immense honneur de ta présence en cours, soit tu dors ou tu es complètement ailleurs. Je ne me souviens pas t’avoir connu comme ça. »
~~ Pensine ~~ Maison soutenue: Bellarma Niveau Magie: N7,5=Etudiant Vos Doubles Comptes:
Sujet: Re: Retrouvailles [Elena] Sam 3 Mar - 23:21
Elena ignorait pourquoi, mais au moment où elle croisa son regard, elle perdit toute la rage qu’elle avait en elle. Elle avait envi de l’engueuler, qu’il se justifie de son absence, qu’il ait honte… mais plus rien. D’un côté ce n’était pas plus mal, il n’avait pas à se justifier. Elena n’était pas idiote, des filles, il y en avait un paquet qui étaient passées dans son lit, tout comme le nombre de ses propres conquêtes masculine se comptait par dizaines. Et cependant, avec lui, elle avait cette forme d’égoïsme qui consistait à vouloir être la seule et elle était assez perturbée par ce sentiment. Perturbée, elle l’était par tout en ce moment cela dit, alors bon… Elle mit tout ceci sur le fait qu’elle ne l’ait pas vu depuis longtemps et qu’il lui avait manqué, enfin son excuse c’était que son corps lui avait manqué, car ils avaient passé de bons moments ensemble, même à parler… Ce devait être cela, elle avait nourri un début d’amitié pour lui, et de ce fait, elle n’avait pas apprécié qu’il disparaisse. A peine eut-il sourit qu’un mélange de joie et de susceptibilité envahit Elena. Ce sourire… cette façon de sourire qui était bien à lui et qui avait le don de piquer Elena. Lorsqu’il souriait de cette façon, elle avait autant envi de lui sauter au cou que de lui coller une énorme gifle dans la figure, mais elle n’en fit rien, tentant de garder son calme malgré toutes les sensations et les émotions qui se battaient en duel au travers d’elle-même. Elle avait envi de répondre « des choses à régler comme des filles à mettre dans ton lit ? » mais elle se retient, même à ses propres oreilles, cela sonnait comme de la jalousie, et Elena n’était pas jalouse, jamais ! Pas de filles en tout cas, pas à cause d’un homme. Les hommes ne valait pas la peine qu’elle se mette dans tous ses états, c’était bien trop puéril et mièvre pour elle. D’ailleurs, elle n’avait jamais compris toutes ces donzelles qui après une rupture avaient de grands chagrins, pleuraient toutes les larmes de leurs corps et sortaient des phrases ridicules telles que « c’est l’homme de ma vie ! Il ne m’aime plus, je vais me suicider, je ne pourrais jamais vivre sans lui ! » Que de blabla pour une histoire qu’elles oubliaient deux semaines plus tard dans les bras d’un autre. Elena n’avait jamais compris les filles, étrange non pour une jeune femme ? … Retrouvant ses esprits, Elena pris l’air le plus détaché dont elle était capable.
« Des choses à régler… Rien de grave j’espère ? »
En réalité, elle n’attendait que ça quelque chose de grave. Un décès, une dispute importante… quelque chose qui vaille la peine d’avoir disparu pendant des mois. Il se rapprocha, Elena ne bougea pas… du moins jusqu’à ce qu’il ait finit sa phrase. Ce fut à son tour de se redresser, elle était à la fois contente qu’il s’inquiète pour elle… et à la fois, elle n’avait jamais supporté que qui que ce soit ne s’inquiète pour elle, c’était une grande fille, elle n’avait pas besoin qu’on lui dise quoi faire… oh que si elle en avait besoin, mais le temps qu’elle l’admette, les hommes auront déjà fait explosé quatre fois la planète. Ce fut son tour de se redresser sur sa chaise et ses paroles étaient sèches.
« Il m’arrive rien. J’ai toujours sécher les cours, ça change pas beaucoup de d’habitude. Mes notes c’est pas important, après tout ce qui compte c’est les efforts, non ? C’est pas ce qu’on nous dit depuis qu’on est môme ? »
Elena était très hypocrites avec elle-même sur ce coup-là, on répétait tellement toujours aux enfants que ce n’était pas les notes qui comptait, qu’elle ressortait cet argument comme excuse… Seulement, Elena n’avait pas d’appréciation très favorables non plus, et ce n’était pas pour jouer dans son sens.
« J’ai des problèmes de sommeil c’est tout… Moi aussi j’ai des choses à régler et ça regarde personne point barre. Et puis t’es drôle toi ! « Je ne me souviens pas t’avoir connu comme ça » tu m’a connu en cours peut être quand j’étais à Poudlard ? Evidemment que tu m’a pas connu comme ça ? Quand je traine dans les bars, quand je fais la fête, quand on est tous les deux, évidemment que je suis pas comme ça !! Qu’est-ce que tu crois… »
Elle avait carrément laissé tomber le vouvoiement. Et Elena n’aimait pas parlé d’elle, lorsque l’on commençait à aborder le sujet, elle avait facilement tendance à se renfermer et à devenir presque agressive, enfin surtout en ce moment, avant cela ne lui posait pas particulièrement de problèmes… Elle baissa les yeux et sa voix redevint calme, presque blasée et déçue.
Pourquoi s’attacher à cette gamine et s’inquiéter pour elle ? Elle a atteint l’âge adulte, elle n’est plus à Poudlard, elle peut très bien se débrouiller toute seule, il ne doit pas jouer la nounou avec elle, c’est son enseignent rien de plus rien de moins. Enfin Motoki n’est pas totalement sûr de lui… Et voilà il replonge comme il y a deux mois ! Ca non !
Il s’énerve contre lui-même, son regard est toujours dans celui de son étudiante, ce qu’il voit sous ses yeux ce n’est pas une jeune femme prête à entrer dans la vie active, mais quelqu’un qui souffre terriblement. Et au fond de lui Motoki veut savoir pourquoi elle s’inflige une telle torture, mais il ne doit pas, ce n’est pas lui ça il n’aurait jamais penser ça quelques mois auparavant, c’est à cause de la chose qui est en lui, elle lui invente des émotions et des pensées qu’il ne connait pas et qu’il ne doit plus jamais connaitre. Perdu dans sa lutte mentale, il a oublié que Elena était toujours là à le regarder. Elle a beau dire le contraire, ça se voit dans son regard qu’elle attend des explications de l’absence de Motoki, mais celui-ci n’est pas prêt de lui donner, hors de questions ! En même temps, partir sans rien laisser de mots ou aucunes nouvelles ce n’est pas très gentleman de la part du professeur…. Mais qu’est-ce qui lui arrive à la fin !? Il serre les dents et foudroie du regard la jeune femme.
« Il serait temps de grandir un peu non ?! Au lieu de broyer du noir et de te noyer dans l’alcool essaye de te montrer plus intelligente que ces moldus ivrognes ou drogués qui essayent de faire passer leur malheurs par ces substances, mais le mal qui te ronge ne désempli pas, au contraire il grandit. »
La confusion dans son esprit et la fatigue ne lui réussit pas vraiment et il a tendance à s’énerver assez rapidement ces derniers temps, un contre coup de sa nature se dit-il. On étouffe ici, la chaleur le gagner, il n’a pas l’habitude de s’énerver ou de ressentir la colère, ces deux émotions font ressortir ce qui est à l’intérieur de lui et ce n’est pas agréable comme sensation.
Il détourne le regard et ses pensées d’Elena, il a envie d’une seule chose. Il sort son paquet de cigarette, en met une entre ses lèvres, se lève de sa chaise et se dirige vers la fenêtre qu’il ouvrit sans sortir sa baguette. Il sort un briquet fait par l’industrie magique - Motoki n’achète pas sa dépendance à la nicotine chez les moldus, si le Lord le savait, il serait capable de le tuer pour ça – Il allume sa cigarette, prend une bonne bouffée et souffle un long nuage de fumée grisâtre. Tout ses muscles se sont détendus et son esprit s’apaise. Avant il pouvait tenir sans nicotine durant un jour ou deux, depuis son petit « accident » ce n’est plus pensable, il ne tiendrait pas une demi journée ! Il se penche en avant pour recevoir le vent frais du soir sur le visage, puis il souffle dans un sens intéressant la fumée de sa cigarette ne rentre pas à l’intérieur comme ça – Pas à cause de l’odeur, celles qu’il fume n’ont pas d’odeur, mais la fumée laisse des traces et dans une bibliothèque ce n’est pas conseillé. – Une fois sa cigarette terminait, il reporte son attention à étudiante, il soupire. Pourquoi faut-il que ça soit aussi compliqué avec elle, cette culpabilité qui le ronge depuis qu’il l’a vu entrain de se détruire à coup d’alcool et de drogue. Sa « maladie » l’a rendu beaucoup trop sentimental ce n’est pas vrai ! Il soupire fatiguer de cette torture mentale qu’il s’inflige et retourne vers la table. Il ne se dirige pas vers sa place occupée précédemment, mais vers Elena, bien décider à conjurer ce sentiment coupable qui lui bouffe sa joie de vivre, il devait combattre le mal par le mal. Après tout leur relation avant qu’il ne part, était bien que pour le plaisir de chair, c’est le cas pour elle et ça l’est aussi pour lui et il ne doit pas en douter ! Il s’approche doucement, passe derrière elle et pose ses mains sur ses épaules qu’il commence à masser délicatement. Il la regarde de haut et un petit sourire sournois vient se dessiner sur ses lèvres, son instinct de chasseur de plaisir de la chair avait pris le dessus sur l’enseignent qu’il est maintenant, mais après tout comme il l’a dit plus haut, ils sont tous les deux majeurs et leur première nuit torride qu’il avait passé ensemble, elle n’avait que 16 ans. Doux souvenir cette nuit-là…mais il ne devait pas s’égarer de ce qui se passe maintenant. Tout d’abord la rassurer qu’il n’a pas changé.
« Tu as raison de m’en vouloir un peu, je suis parti quand même sans te prévenir, mais j’avais quelque ennuis et des choses importantes à régler. Puis tu as aussi raison je ne te connais pas réellement, enfin pas totalement, ton corps n’a plus trop de secret pour moi.. » Dit-il avec une pointe d’ironie dans sa voix puis reprend. « En tout cas ce qui est sur c’est que je ne t’ai pas oublié, si ça peut te rassurer. »
Il se tut et attend de voir la réaction de la jeune femme. Il continue de la masser avec une main et s’amuse avec quelques mèches de ses cheveux avec l’autre.
~~ Pensine ~~ Maison soutenue: Bellarma Niveau Magie: N7,5=Etudiant Vos Doubles Comptes:
Sujet: Re: Retrouvailles [Elena] Dim 29 Avr - 14:41
Elena était trop attachée à Motoki à son gout. Ce n’était pas normal, Elena ne s’attachait jamais, hormis en amitié, et on ne pouvait pas vraiment considérer qu’ils étaient amis… Et pourtant son absence avait provoqué un énorme vide chez Elena, alors que ce n’était pas les hommes qui manquaient autour d’elle. Elle ne l’avait pas attendu pour coucher avec d’autres, à vrai dire, la plupart du temps elle ne pensait pas vraiment à lui, mais dès qu’elle était vraiment seule, elle pensait à lui. Quand elle buvait, elle repensait aux innombrables fois où leurs virées dans un bar avaient fini sous les draps. Quand elle fumait, elle pensait au nombre de fois où elle lui disait qu’il se bousillait la santé, elle pensait à l’odeur de tabac qu’il avait sur lui, aux fois où il lui avait soufflé sa fumée de cigarette en plein visage. Et malgré tout cela, elle s’était habituée à cette absence, si bien qu’elle ignorait si son retour n’était pas la pire chose qu’il aurait pu faire… En y réfléchissant, le détester était beaucoup plus simple.
Elle n’aimait pas cette façon que son professeur avait de la mettre à nu d’un simple regard. Elle se sentait faible, comme une fillette. C’est aussi ce qu’elle avait aimé au début avec lui, se sentir protégée entre ses bras musclés, mais maintenant, c’était différent, Elena n’était pas une fillette, elle se montrait toujours forte, elle l’avait toujours été, et pourtant… elle ne l’était plus, toute cette force s’était envolé avec la fumée de cigarette, partie dans les toilettes avec les gueules de bois, et passons des pires et des meilleures. Comment en était-elle arrivée à ce stade ? Elle-même ne le savait pas, alors comment l’expliquer à qui que ce soit ? Elle avait été une ado comme tant d’autres, rien de plus. Autrefois quand elle imaginait son futur, elle se voyait aux côtés de son frère, de ses amis, grande joueuse de Quidditch reconnue, ou professeur de vol pour les premières années de Pouldard. Puis elle s’était vue dirigeante d’un super bar quotté, barman extra, danseuse de pôle dance. Mais tout ceci restait, bien que spéciales, des idées de métier, de futur… Aujourd’hui, quand elle imaginait son futur, elle se voyait seule, au fond d’un caniveau avec un berger allemand et des bouteilles d’alcool, à se battre avec des dealers pour de la drogue, et en tant que sorcière, elle aurait gagné à chaque fois… Rien de bien glorieux, et elle allait mourir d’une overdose au fond d’un caniveau. Elena continuait de regarder Motoki qui semblait lui aussi perdu dans ses pensées, son regard changea et lui fit froid dans le dos, devant la dureté de ses paroles, c’est Elena qui parti au quart de tour.
« Grandir ? C’est facile à dire pour un mec qui reste un gamin dans sa tête et qui se tape n’importe quelle fille qui lui tourne autour ? T’appelle peut être ça être adulte toi ?! Je broie du noir si j’ai envi de broyer du noir et puis… sa voix se mit à trembler j’ai jamais fait preuve d’intelligence quand je suis concernée, c’est pas maintenant que ça va commencer… »
Le mal qui te ronge ne désempli pas, au contraire il grandit… Cette phrase résonnait sinistrement dans sa tête, il avait raison, ça c’était certain. Mais s’il grandissait, c’est parce qu’Elena était incapable de s’en débarrasser… Elle détourna son regard et lui tourna même le dos.
« Ouais je bois, peut être un peu trop, d’accord, et ça m’arrive de fumer autre chose que du tabac… mais si ça me fait du bien ? »
Elle se mentait à elle-même, au début ça lui faisait du bien, elle ne se sentait plus et malgré les effets le lendemain matin, elle adorait partir en vrille pendant une soirée, de temps en temps. Maintenant, l’alcool ne lui faisait plus « du bien » il l’empêchait d’aller encore plus mal pendant un bref instant, mais quelques heures après, c’était de pire en pire. Quant à la drogue, elle n’y était pas accro… mais cependant, elle ressentait parfois le besoin de fumer quelque chose de fort, et cela commençait à la terrifier, mais elle était trop fière pour demander de l’aide à qui que ce soit.
Elle l’entendit se lever et aller fumer… Voilà, elle aussi avait envie de fumer maintenant, très envie. Mais elle avait déjà fait le test dans la bibliothèque, cela avait finit en savon de la part d’un bibliothécaire sur qui son charme n’avait pas eu le moindre effet, alors en plus d’être shootée et ivre, elle était blessée dans sa fierté de tombeuse d’hommes. Pendant un moment ils restèrent sans un mot, Motoki fumait à la fenêtre, Elena lui tourna le dos, les bras croisés comme si elle avait froid, le regard baissé vers le sol à se morfondre sur ce qu’elle en comprenait pas. Ses mains lui massant les épaules lui procurèrent un frisson qui lui parcourut toute l’échine, elle ferma inconsciemment les yeux, il lui faisait du bien, et elle en avait besoin. L’ironie dans sa voix réussi à la faire sourire légèrement, ça, son corps, il le connaissait, mais l’inverse était valable aussi. Avec leurs nombreuses aventures, ils avaient eu le temps de se connaitre sous toutes leurs formes. A son tour, sa voix se tacha d’une pointe d’ironie, elle se retourna pour lui faire face.
« Je suis inoubliable de toute façon. Ya qu’un sortilège d’amnésie qui pourrait faire que tu m’oublie, je suis bien trop marquante pour ça. »
Elena glissa ses mains froides sous le T-shirt du professeur de sortilèges. Après tout, le langage qu’ils connaissaient le mieux était le langage corporel, quand on y pensait, ils n’avaient jamais vraiment pris le temps de discuter, de parler de leurs vies, de leurs familles, mais cela ne les avaient jamais dérangés. Et Elena n’avait jamais aimé parler d’elle, elle ne parlait vraiment d’elle que lorsqu’elle s’énervait ou qu’elle réconfortait quelqu’un, ce genre de choses. Elle s’approcha avec son regard provocateur et s’arrêta à deux centimètres de sa bouche.
« Tu sais quoi ? On a du temps à rattraper avec tes deux mois d’absence. »